‹ 1870, la guerre en LorraineChapitre 114 sur 168 · LES 5' ET 4* GRENADIERS · texte numérisé non relu

LES 5' ET 4* GRENADIERS

toutefois à gag^ner un peu de terrain vers Saint- Privat; mais, à 6 h. 30, la force d'impulsion du ?" g^renadiers est absolument brisée (1) .

Le 4' grenadiers, régiment de la Reine, s'est ébranlé au pas de charge pour gravir les hauteurs que couronnent les unités de gauche du 25* de ligne. Presque aussitôt un feu terrible s'abat sur les assaillants ; en un clin d'oeil leurs rangs sont décimés et, là encore, les officiers surtout paient a un large tribut (2) » . Malheureusement, « un mouvement de retraite précipité » se produit tout à coup dans la première ligne de la brigade Gibon, d'abord au 25% puis au 26* (3) . Cette panique est due en grande partie à la fatigue physique et morale des hommes maintenus pendant cinq heures sous un feu violent d'artillerie, et à 1 ébranlement nerveux qui en est la conséquence. Peut-être faut-il faire intervenir aussi le manque de munitions, qui n'ont pas été recomplétées au 6* corps depuis la bataille du 16 (4). Quelques fractions du 25* tiennent bon néanmoins. Un groupe de 300 à 400 hommes, en grande partie du IIP bataillon, ramené par

(1) Treote-huit officiers sur 52 sont tués ou blessés; sur un effectif de 2 300 hommes, il en reste au plus 600 encore valides. Il y a eu, il est vrai, de nombreux fuvards (Rrsz, loc. cit., 39).

(2) Historique du grand Etat-major prussien, VI, 823.

(3) Rapports du général Levassor-Sorval, 21 août; du lieutenant-colonel Morin, du 25', 20 août.

''4) Historique manuscrit du 25* de ligne; Metz, III, 427-432.

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quelques officiers, se masse autour du drapeau, et n'opère sa retraite sur Saint-Privat qu'après avoir brûlé toutes ses cartouches (1). D'ailleurs la brigade Gibon est bientôt relevée sur ses positions par d'autres troupes. Les H" et III" bataillons du 70*" viennent border les haies d'un chemin de terre au sud-ouest de Saint-Privat, les 11 et Iir du 28*", entrant en ligne à gauche des précédents, au nord-ouest des Mares, remplacent le 26' (2) . Enfin trois de nos batteries apparaissent un instant au sud des premières maisons de Jérusalem : l'une vient de se ravitailler au moyen de trois des vingt caissons envoyés par le maréchal Bazaine; les deux autres, du calibre de 12, proviennent de la réserve générale (3) . Elles ouvrent le feu sur l'artillerie prussienne et, malgré leur infériorité numérique, se maintiennent courageusement jusqu'au moment où les progrès de l'infanterie ennemie les obligent à se replier {A) . La droite du 4" grenadiers a gagné du terrain en effet le long du chemin de terre venant d'Habonville. Une batterie de la Garde, puis troiautres, exécutent un bond en avant et s'établis-

(1) Historique manuscrit du 25' de ligne. — Le fait n est pa» mentionné dans le rapport du lieutcnant-colonel, déjà cité, en date du 20 août.

(2) Historiques manuscrits des 28'' et 70* de ligne; Metz, III, 431.

(3) Voir suprà, p. 376.

(h) Rapport du couiniandant de Contamine, 19 août.

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