‹ 1870, la guerre en LorraineChapitre 129 sur 168 · LE IIP CORPS PRUSSIEN · texte numérisé non relu

LE IIP CORPS PRUSSIEN

de quelques-uns des bataillons encore disponibles aux environs de La Folie. En attendant, il prescrit à la division Lorencez de résister jusqu'à la dernière extrémité sur le plateau d'Amanvil- 1ers (1). De son côté, Frédéric-Charles a fait appel à des réserves, mais celles-ci sont autrement puissantes. Vers 7 heures, il a mis à la disposition de Manstein une brigade du IIP corps, alors réunie auprès de Verne ville, pour appuyer un nouvel effort, projeté contre Amanvillers. Dès le début de la journée, Alvensleben, toujours audacieux, a eu lintention de se porter, avec tout son corps d'armée massé, contre le bois et la ferme de La Folie. « Il attendait de cette manœuvre des avantages décisifs » , mais sa proposition est rejetée en haut lieu. Dès que lui parvient l'ordre de renforcer Manstein, c'est toute son infanterie, au lieu d'une seule brigade, qu'il met en mouvement entre les bois de la Gusse et Champenois. Toutefois, le combat reprenant avec violence sur la droite, vis-à-vis de la I" armée, les deux divisions du IIP corps sont acheminées vers le bois de Génivaux d'où l'on craint de voir déboucher les Français. Mais, bientôt, la lutte diminue d intensité et ne sera plus reprise sur ce point (2).

(1) Conseil d'enquête sur les capitulations, Déposition du général de Ladniirault.

(2) Histori(jiie du t/rand Etat-major prussien, VI, 862. — Ce

Cependant les Prussiens, arrêtés en face d' Amaiivillers, exécutent des mouvements « fort inquiétants » au nord-ouest, cherchant à tourner, par le nord du chemin de fer, un bataillon du 5i', les 2** et 5' bataillons de chasseurs. » Les dernières batteries du 6' corps se sont tues depuis quelque temps sur les hauteurs de Saint-Privat. Le feu de l'artillerie ennemie est au contraire incessant... Les batteries prussiennes avancent de position en position ; de nombreux bataillons d'infanterie les précèdent et les accompagnent : déjà ils sont à notre hauteur, bientôt ils nous dépassent; notre droite est débordée. Il semble qu'une ouverture se soit faite entre nous et le (>'" corps, et que l'ennemi se soit précipité par là . . . Tout à coup, un obus éclate au milieu du chemin où les soldats sont serrés les uns contre les autres; un second, puis un troisième lui succèdent immédiatement. Ils viennent d'une batterie prussienne qui s'est placée dans la direction du chemin que nous occupons, afin de le balayer. Cette batterie, qui fait sur nous un feu à grande vitesse, rend la situation d'autant plus périlleuse que l'infanterie prussienne nous déborde de plus en plus sur les collines situées à notre droite (1). »

document manque un peu de précision sur ces points ; ii serait intérestiant, en particulier, de connaître les intentions du cornniandcment au sujet de l'cuiploi du III'" corp». (1) Historique du 5<^ bataillon de chasseurs.

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