‹ 1870, la guerre en LorraineChapitre 143 sur 168 · LES PERTES · texte numérisé non relu

LES PERTES

Sainte- Marie, la 6' à l'ouest de Vernéville. Les pertes des Allemands s'élèvent à 899 officiers, 19 260 hommes de troupe (1 .

|P A l'armée du Rhin, le général Frossard et le maréchal Le Bœuf conservent toute la nuit les positions qu'ils ont si vaillamment défendues.

11 en est de même de la brigade Pradier, du V corps, et du 41* de ligne venu à son aide, qui couvrent, par quelques grand'gardes échelonnées à l'ouest et au nord de Montigny-la-Grange le point d appui de l'extrême droite française. La majeure partie du 4* corps, comme le 6* tout entier, se replie par une marche de nuit sur Metz, et, aux premières lueurs du jour, les troupes de Ladmirault et de Canrobert sont réparties un peu au hasard, entre le fort Moselle, Devant-les-Ponts et Woippv. La division de cavalerie du Barail réoccupe ses camps du 14 : Ban Saint-Martin et Porte de Thionville. La Garde bivouaque au sud du fort Plappeville et sur le mont Saint-

I Quentin (2) .

Le total général des pertes est de 619 officiers,

1 2 599 hommes de troupe (3) .

1(1) Officiers : tués 328, blessés 571. Troupe : tués 4 909, blessés 13 858, disparus 493 {Historique du grand Etat-major prussien, VI, 200*).

''- (2) Metz, III. 699.

(3) Officiers : tués 185, blessés 434. Troupe : tués 958, blessés 6 754, disparus 4 887 {Ibid., 738).

358 SAlM-PniVAT

Tandis qu'à Rezonville, le roi Guillaume ( t Moltke, témoins des échecs successifs éprouvé par leurs troupes sur la Mance et ne sachant rien encore des succès remportés par Frédéric-Charles, demeurent soucieux et inquiets du lendemain, à Plappeville le maréchal liazaine se montre, par une incroyable aberration, rassuré au point de paraître satisfait.

Vers 9 heures du soir, un sous-intendant militaire se présente au grand quartier général et rend compte d'un fait assez troublant. Un convoi de vivres, dirigé sur le 6" corps par la grande route de Woippy à Saint-Privat, a été arrêté dans sa marche et mis en désordre par la rencontre de voitures et de cavaliers affolés fuyant le champ de bataille et poussant des cris de détresse. Ou croit, dans l'entourage de Bazaine, qu'il s'agit d'une simple panique de conducteurs et de cantiniers, et la nouvelle est de trop minime importance pour modifier l'optimisme qui règne à l'étatmajor général. Jarras invite le sous-intendant à rallier son convoi, à le compléter et à rejoindre le 6« corps (1).

A ce moment, survient le commandant Caffa-

(1) Général Jarras, loc. cit., 127.

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