‹ 1870, la guerre en LorraineChapitre 20 sur 168 · LES 9' ET 70* DE LIGNE · texte numérisé non relu

LES 9' ET 70* DE LIGNE

duit par les chargées de cavalerie, pour rapprocher ses batteries. Sur vingt et une, quinze se portent presque à hauteur des fractions d'infanterie les plus avancées : celles de la ô* division, auxquelles s'est jointe une batterie du détachement Lyncker, du X' corps, à l'est de la cote 326; cinq batteries entre le chemin de Ghambley et Flavigny; quatre entre ce hameau et la grande route; une au nordest de Vionville (I). Leur appui efficace permet à linfanterie prussienne de gagner un peu de terrain au nord-est de Flavigny. Vers l h. 30, le 9' de ligne, embusqué dans les fossés de la grande route et pris d'enfilade par les batteries de Vionville, est contraint de faire un changement de front en arrière; il se replie ensuite au nord de Rezonville. Tous les officiers supérieurs sont hors de combat (2j . Les deux bataillons prussiens venus de Flavigny ont subi également des pertes considérables : il ne reste plus à l'un d'eux qu'un officier de l'armée active, et le capitaine Hildebrand est mortellement atteint (3) . Néanmoins, ils vont parvenir à la grande route, quand ils sont rejetés vers Flavigny par le 70' de ligne, de la brigade Ghanaleilles, que Bazaine a fait déployer vers une heure, immédiatement à l'ouest de Rezonville (4).

(1) Historique du grand État-major py-ussien, V, 556-557. (â) Uiâtorique manuscril du 9* de ligne.

(3) Kvsz, toc. cit., 70.

(4) Rapport du colonel Henrion-Berlier, 17 août; MetZy 11, 276.

58 REZONVILLE

AU même moment, le général Bourbaki reçoit du commandant en chef Tordre de diriger sur ce point la division de grenadiers. La brigade Jeanningros, avec deux batteries divisionnaires et deux batteries à cheval, s'établit en effet en avant du village et sur ses deux flancs; mais la brigade La Croix de Yaubois détache deux bataillons du 2' grenadiers au sud-ouest de Rezonville vers la cote 311, où le 77' de ligne, de la brigade Jolivet, souffre beaucoup du feu de l'artillerie de la 5" division. Sous la protection des grenadiers, appuyés à gauche par deux bataillons du 25* de ligne, le général Jolivet se replie lentement et par échelons dans la direction de Hezonville (I). Vers 2 heures, deux bataillons du 3' grenadiers viennent encore renforcer la brigade Lapasset à notre gauche, vers la cote 308. Ils s'avancent en ligne déployée, sur le terrain absolument découvert que suit le chemin de Rezonville à Gorze. Pris d'écharpe par l'artillerie de la 5' division, ils éprouvent de fortes pertes : 27 officiers, dont les deux chefs de bataillon, sont mis hors de combat (2).

Ainsi les fractions du 2' corps qui se sont maintenues entre la grande route et le bois des

(1) Notes du général Bourbaki ; Rapport du général de La Croix, 19 août; Journal de marche du 2' grenadier»; Rapport du général JoUvet, 16 août: Metz, II, 322-328.

(2) Rapport du lieutenant-colonel d'Argenton, 17 août.

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