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brèfjue; Bredow fait sonner le ralliement, mais déjà uhlans et cuirassiers sont assaillis de toutes parts. La brigade de dragons Juninc les aborde de front; le 5' chasseurs les charge de flanc. La cavalerie prussienne tourbillonne sur elle-même pendant quelques minutes, puis s'enfuit dans la direction de Vionville. Elle défile à nouveau devant le général de Forton, qui lance sur elle le 7* et un escadron du 10* cuirassiers. Nombre de cavaliers prussiens tombent sous le sabre des nôtres. Subissant le feu de notre infanterie, les débris de la brigade Bredow s'égrènent encore et viennent enfin se rassembler derrière Flavigny. Chacun des régiments a perdu la moitié de son effectif (l).
Après la charge, la division Forton reprend son emplacement près et au sud du bois Pierrot. La division Valabrègue se rallie au nord-est de Rezonville. Les troupes d'infanterie et d'artillerie, qui combattaient précédemment entre la route de Mars-Ia-Tour et la voie romaine, sont toutes très ébranlées. Le 75* de ligne et douze compagnies du 93' s'acculent au bois Pierrot et y restent jusqu'au soir, il est vrai, mais sans combattre à nouveau. Le 70'' et, à sa droite, six compagnies du 93" se maintiennent seuls sur le plateau au nord-
(1) Rapports du général de Forton, 18 août et 24 octobre; Rapport du général de Valabrègue, 20 août ; Historique du ara'id htat-major pnasien, V, 565; Metz, II, 361.
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ouest de Rezonville (1). Les douze batteries, présentes au moment de la chargée, quittent leurs positions : deux d'entre elles se remettent en batterie près de la voie romaine, mais les dix autres vont se réapprovisionner et ne reprennent plus part à la lutte, bien qu'en général leurs pertes soient faibles (2) .
L'héroïque charge de la brigade Bredow a rempli le but qu' Alvensleben s'est proposé d'atteindre . Ses résultats matériels et moraux sont considérables. L'artillerie française, qui a tant gêné la t>'" division, est en retraite; l'infanterie voisine est en partie disloquée et morcelée. La division Buddenbrock est dégagée; son moral est raffermi; les bataillons qui combattent aux abords de la grande route peuvent gagner un peu de terrain (3) . Bien qu'il ne soit que 3 heures de l'aprèsmidi, les deux adversaires sont épuisés, une accalmie se produit sur ce point, et l'action dégé-
(1) Historiques des régiiuents de la division Tixier.
(2) Metz, II, 363.
(3) Historicjue du grand Etat-major prussien, V, 565. — D'après cet ouvrage, la charge aurait eu une autre conséquence fort importante : « Le mouvement offensif du 6" corps en avait été arrêté et ne tardait pas à être complètement abandonné, probablement sur l'ordre de Bazaine, qui redoutait précisément une nouvelle attaque sur sa gauche » {Ibid.J; aucun document n'autorise une semblable assertion ; aucun témoignage ne montre qu'un tel ordre ait été donné par le commandant en chef. On ne trouve enfin aucune trace d'un projet d'offensive qu'aurait eu à ce moment le maréchal Canrobert {Met:, II, 366).
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nère en une canonnade. Mais, dans In partie occidentale du champ de bataille, s'engagent de part et d'autre des troupes fraîches dont l'intervention va donner à la lutte un caractère acharné et meurtrier.