‹ 1870, la guerre en LorraineChapitre 33 sur 168 · LA BRIGADE WEDELL SE DEPLOIE · texte numérisé non relu

LA BRIGADE WEDELL SE DEPLOIE

et à l'est de Mars-la-Tour, puis s'ébranle avec une avance de 200 pas environ sur le 57*, qui marche eu échelons en arrière et à droite. A l'aile gauche, deux compagnies du 16' se portent sur Grévère. Dès qu'elles apparaissent sur la crête, elles sont accueillies par une très vive fusillade de la part des II' et IIP bataillons du 64% et couvertes d'obus et de mitraille par les batteries de la division de Cissey. L'une d'elles parvient à se jeter dans le bois de la Veltérène, mais en est presque aussitôt chassée par une charge à la baïonnette du IV bataillon du 64*. L'autre cherche à gagner un petit bois de pins à l'est, mais, après des pertes très fortes, recule en désordre. Une batterie, qui a tenté de soutenir ces compagnies de plus près, est forcée de faire demi-tour (I).

Pendant ce temps, le gros de la brigade Wedell s'est porté en avant, dans la direction du nordest. Masqué par les formes du terrain, et appuyé par quatre batteries du X* corps établies au nord de la chaussée, à l'ouest du bois de Tronville, le 16^ arrive assez facilement à la crête située au sud du ravin. Sous le feu peu efficace du HT bataillon du 13*, les dix compagnies prussiennes franchissent la ligne de faîte entre la cote 257 et le chemin de Bruville; elles se jettent ensuite dans

(1) Kriegsgeschichtliche Einzelschriften, Heft 25, 40-42; Rapport du général Pradier, 18 août; Historique manuscrit du 64'; Metz, II, 487.

lOÎ REZONVILLE

le ravin au nord en obliquant d'instinct à gauche pour faire face à nos tirailleurs. Le 57' a reçu des obus dès le début de son mouvement, qui s'est poursuivi rapidement, mais avec un notable infléchissement vers le nord. La majeure partie du régiment atteint par échelons la croupe 257 en arrière et à droite du 16', et s'engage dans un violent combat de mousqueterie avec l'infanterie de la brigade Bellecourt. Il est 5 heures et demie environ (I).

Durant la marche d'approche de la brigade Wedell, l'infanterie de la brigade Bellecourt est au repos, dans la plus complète quiétude et se gardant à peine. Deux bataillons du 43" de ligne, intercalés à l'ouest de la cote 274 entre des fractions du 13% attendent « avec philosophie leur tour de marcher » . Quelques hommes préparent même le café, « en faisant passer des gerbes de blé enflammées sous les marmites » . Le feu de l'artillerie ennemie, qui a repris avec violence, et la canonnade des batteries françaises qui ripostent ne les troublent aucunement. Inopinément, les Prussiens surgissentà 700 ou 800 mètres au plus.

(1) Kriegsgcschichtliche EinzeUchiiften , Heft 25, 34-45; Rapport du commandant Jeoffroy, du 13' de ligne, 17 août; Metz, III, 497-498.

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