‹ 1870, la guerre en LorraineChapitre 42 sur 168 · LE RALLIEMENT · texte numérisé non relu

LE RALLIEMENT

nord, et les escadrons français se dégagent successivement pour se reconstituer vers la ferme Gréyère (1). Une partie de la division Glérembault, accourue tardivement des environs de Bruville, franchit à ce moment le Fond-de-la-Cuve et se déploie au sud du bois de La Grange. Le colonel Cornât, du V dragons, disposant d'abord de deux escadrons seulement, jette l'un d'eux en fourrageurs sur les cavaliers prussiens les plus avancés et conserve l'autre en soutien. Il esquisse ensuite une nouvelle attaque avec son régiment tout entier. Cette menace suffit à tenir l'ennemi en respect, et bientôt les escadrons allemands se replient sur Mars-la-Tour, couverts par le i3* dragons (2).

Ainsi se termine cette mémorable rencontre de cavalerie, la plus importante de toute la campagne par les effectifs en présence. Selon f Historique du grand État-major prussien, elle aurait « définitivement écarté le pressant danger qui menaçait encore la gauche prussienne quelques instants auparavant (3) " . Il est vrai que le général de Ladmirault eut son attention détournée par ce tournoi de ce qui se passait sur son

(1) Joarnal de marche de la brigade de France ; Rapport du général de Gondrecourt, 18 août.

(2) Journal de marche de la division Cléremhault ,- Rapport du colonel Cornât, 17 août; Kriegsgeschichtliche EinielscfiJ-i/ten, Heft 25, 65; Metz, II, 537.

(3) Historique du grand État-major pnusieji, V, 600.

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front, mais les causes de son inaction sont tout autres. Malgré ses belles qualités de chef, Ladmirault n'échappe pas A la mentalité militaire de la plupart de nos généraux d'alors : il manque d'esprit d'initiative et n'a pas le sentiment de l'offensive.

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