BIVOUACS POUR LA NUIT
le X*" corps autour de Tronville ; la 5" division de cavalerie entre Puxieux etXonville (1).
A l'extrême droite de l'armée française, le 4^ corps est resté jusqu'à la nuit noire sur ses emplacements de combat au sud de Bruville; Ladmirault le ramène ensuite entre Bruville et Doncourt. La division Lorencez a rejoint à l'issue du combat : prise la nuit précédente dans une interminable colonne de voitures, elle a mis quinze heures pour faire neuf kilomètres et, après une halte, n'est repartie qu'à 3 heures. Le 3' corps a deux divisions d'infanterie, sa division de cavalerie et sa réserve d'artillerie entre Saint-Marcel et Villers-aux-Bois ; la division Montaudon est fractionnée entre Gravelotte, Rezonville et la lisière nord du bois des Ognons; la division Metman, dont la marche a été très lente et qui s'est trompée d'itinéraire, est arrivée très tardivement à Gravelotte. Au 6* corps, les divisions, sauf la r", sont disséminées sur tout le centre et la gauche de notre ligne. La Garde est presque tout entière autour de Rezonville ; la brigade de France à la Maison de Poste. Le 2" corps est réuni aux abords de Gravelotte, sauf la brigade Lapasset répartie entre Rezonville et la croupe de la Maison Blanche. Les chasseurs d'Afrique du général du Barail sont à Doncourt; la division
(1) Kriegsgeschichtliche Einxelschrifteiif Heft 18, 595.
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Forton à l'ouest de Gravelotle avec la réserve générale d'artillerie (1).
Après une lutte aussi acharnée, les pertes, de part et d'autre, sont considérables : 83-4 officiers et 12 927 hommes de troupe pour l'armée du Rhin, contre 71 1 officiers et 15 079 hommes pour les Allemands (2).
A l'issue de cette lutte san^jlante, le sentiment g^énéral, dans les rangs de l'armée française, est celui du succès (3). Le colonel d'Andlau qualifie la journée de « bataille gagnée (4) » ; le lieutenant-colonel Fay de « grande victoire pour nos armes » . Le général Jarras est plus affirmatif encore : " Je ne pense pas qu'il se soit élevé une seule voix pour contester à l'armée française son succès. Elle était restée maîtresse du champ de bataille, c'est-à-dire qu'elle demeurait, le soir, sur
(1) Metz, II, 583-595
(2) Metz, II, 614; Historique du grand Etat-major prussien, V, 178*. — Effectifs en présence : Franc^ais : 136 900 hommes avec 364 bouches à feu et 66 mitrailleuses; Allemands : 64246 hommes, 13 171 chevaux, 246 pièces de canon (General DkrrÉcàgaix, Cours d'histoire inilitaire professe' à l'Ecole supérieure de Guerre, 549; Historifjue du tjraiid Etat-major prussien, VI, 204*). D'après les Einzclschriftcn, Heft 11, 649, 52 000 fantassins, 10 900 cavaliers, 228 bouches à feu prennent part à la bataille du côté allemand.
(3) Général Dkrrécacaix, Guerre de 1870, 173, 176; Notes du (général Saussior.
(4) Metz, Campatjue et négociations, 79.