‹ 1870, la guerre en LorraineChapitre 87 sur 168 · FORTE DENSITÉ DE NOTRE LIGNE · texte numérisé non relu

FORTE DENSITÉ DE NOTRE LIGNE

cote 303 et gagnent le vallon au nord; mais, sur ces entrefaites, le mouvement observé du côté de Sainte-Marie s'est arrêté, et les Hessois suspendent également leur offensive (I).

Dans le bois de la Cusse, la situation est restée stationnaire. Vers 3 h, 30, le i" bataillon de chasseurs débouche de la lisière et se porte sur la crête à l'ouest de Champenois. Assailli de front par les feux de six compagnies du 64" et criblé de balles sur son flanc gauche par les 13* et 43* de ligne, le bataillon s'arrête bientôt, tout entier déployé et couché, à quelques centaines de métrés de notre infanterie, qui se renforce de plus en plus (2) . Vers 4 heures, en effet, le général Grenier a porté derrière le 43", un bataillon du 64% en réserve à Montigny. Lorencez dirige les deux premiers bataillons du 15* derrière le 13*. Quatre compagnies du 5* chasseurs, devenues disponibles à la suite de la retraite des batteries dont elles formaient le soutien, rejoignent les deux premières du bataillon. Malheureusement le 43", manquant de munitions, se retire du combat; il est remplacé par le bataillon du 64* et deux du 65*. Un peu avant 5 heures, douze bataillons sont déployés à l'ouest d'Amanvillers sur une ou plusieurs lignes très rapprochées les unes des autres et sur un front ne dépassant pas

(1) Historique dit grand État-major prussien, VI, 703.

(2) Ihid., VI, 698.

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1 200 mètres, formant ainsi une masse dense, très vulnérable à l'artillerie, et qui se contente de combattre sans avancer (1).

Depuis le début de la bataille, aucun fait important ne s'est passé dans la zone marquée par les fermes de l'Envie et de Champenois, celle-ci n'étant occupée que par une seule compafjnie du 13' de ligne. Vers ,\ h. 30, les Allemands se décident, tardivement d'ailleurs, à s'emparer de ce point d'appui. Quatre batteries préparent l'attaque; un bataillon hessois, cheminant par le vallon au sud, aborde la ferme et y pénètre au moment où sa garnison l'évacué (2) .

Aux environs de la ferme Ghantrenne , les bataillons de l'avant-garde du IX* corps n'ont pu progresser. A 2 heures de l'après-midi, ils sont encore tenus en échec par six compagnies du 95' embusquées au saillant est du bois des Génivaux et battus d'écharpe par un bataillon du 81' occupant le bois de La Folie (3). Toutes leurs tentatives pour gagner du terrain échouent et causent des pertes très fortes; il ne faut pas moins de toute l'énergie des chefs, « secondée par le dévouement absolu des troupes, pour leur permettre de se maintenir dans la position pri-

(1) Journal de marche de la division Lorencez ; Rapport du général Pajol, 19 août; Metz, III, 251-252.

(2) Historique du grand État-major prussien, VI, 696.

(3) Metz, III, 254.

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