LA DIVISION MONTAUDON MORCELEE
mitive (1) » . Vers 2 h. 45, un bataillon prussien frais, marchant de Ghantrenne vers le sud-est, se jette d'un seul élan dans le bois des Génivaux et, malgré l'épaisseur du fourré, parvient jusqu'à la lisière nord-est. Un deuxième suit et s'établit à sa droite. Mais les défenseurs du bois de La Folie (2) ont été renforcés d'abord de deux, puis de six compagnies, de sorte que tous les efforts des Allemands pour déboucher du bois des Génivaux demeurent infructueux. A partir de ce moment, ils conservent, comme leurs adversaires, une attitude purement passive, entretenant une fusillade peu intense avec les troupes de la brigade Clinchant (3).
Cette offensive de cinq bataillons prussiens, quoique décousue, a suffi pour paralyser toute la division Montaudon et l'empêcher de déboucher sur le flanc droit du IX" corps (4) . Dès 4 heures, cette division est complètement morcelée : sept bataillons environ combattent dans les bois des Génivaux et de La Folie, trois occupent des tranchées-abris sur la crête entre ce dernier et Montigny, trois sont encore dispo-
(1) Historif/iic du (jrand Etat-major prussien, VI, 699.
(2) Fractions du 81« et du 95«.
(3) Rapports du général Clinchant (sans date) ; du colonel d'Albici, du 71* (s. d.); du colonel Davout, du 95' (s. d.); du lieutenant-colonel Louis, du 62*, 18 août; Metz, III, 257-260.
(4) Voir au sujet de ce mouvement, Der 18. August 1870 : u II n'y avait chez les Français ni vie, ni activité » (Ibid.).
nibles entre Leipzig et La Folie (1). L'infanterie du IX' corps est non moins ég^renée et ne doit qu'à une puissante artillerie — cent six bouches à feu — de pouvoir conserver ses positions. Le IIP corps, il est vrai, s'est rassemblé à Vernéville, prêt à soutenir le IX*, autant que le lui permettraient ses effectifs réduits par la sanglante bataille du 16. Vers 5 heures, on constate, sur cette partie du champ de bataille, une sorte d'accalmie produite de notre côté par l'épuisement des munitions et la fatigue des combattants, de l'autre, par l'attente des événements qui se préparent sur notre droite.
(1) Rapport du général MonlaudoD, 30 août.