ENGAGEMENT DES 2*" ET 3* CORPS
Situation des 2' et 3' corps vers midi. — Steinmetz à Gravelotte dans la matinée. — Premiers mouvements de la 15" division.
— Déploiement de l'artillerie allemande. — Attaque de la iS" division. — Lutte d'artillerie. — Combats dans le bois des Génivaux. — Le déHlé de la Mance et la ferme Saint-Hubert.
— Belle résistance du commandant Molière. — Prise de la ferme. — Désorganisation des assaillants. — Gœben renforce la i 5' division. — Illusions de Steinmetz. — Dispositions prises pour la poursuite des Français. — Accumulation de troupes sur la chaussée. — Tentative de la i'^ division de cavalerie.
— Sa retraite désordonnée. — Contre-attaque de la brigade Jolivet. — La 26' brigade au.v prises avec Lapasset. — Démonstration d'une brigade du I" corps. — Le grand quartier général prussien à la Malmaison. — Accalmie vers 5 heures.
Vers midi, au moment où les premiers coups de canon se font entendre aux environs de Vernéville, la situation des troupes françaises déployées entre la ferme de Leipzig et Sainte- Ruffine n'a pas sensiblement changé. Les travaux commencés ont été continués, de sorte que la plus grande partie de la première ligne d'infanterie est désormais couverte soit par des tranchées-abris, soit par les fossés de la grande route au sud du Point-du-Jour. La plupart des
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batteries sont protégées par des épaulements rapides.
A l'extrême gauche, le 84', de la brigade Lapasset, s'est déployé sur la hauteur qui domine Rozérieulles; dans ce village il ne reste plus que neuf compagnies du 97% les autres ayant été envoyées à Sainte-Ruffine. Sur le front de la division Vergé, les compagnies de grand'garde tiennent la bande boisée du ravin de la Mance. Entre la grande route et la pointe sud du bois des Génivaux, les avant-postes des 80' et 60' occupent le fond de la dépression; trois compagnies du 71' gardent le pont sur lequel le chemin de Saint-Hubert à Vernéville franchit le ruisseau ; deux autres, du 7' de ligne et du 7' bataillon de chasseurs, sont placées sur la lisière du bois des Génivaux qui fait face à la Malmaison, mais le saillant ouest du même bois qui touche au chemin de Vernéville est dégarni et, dans l'ensemble de ces dispositions, il n'y a aucune coordination (1).
Durant toute la matinée, Steinmetz s'est tenu près de Gravelotte, observant en personne les mouvements des Français et, selon les instructions de Moltke, attendant, pour entrer en ligne, que l'action soit engagée à sa gauche. Vers midi, il dispose immédiatement de la majeure partie
(1) Metz, III, 323-324.