I. Actes et Paroles, tome III, p
BÊTE COMME l'hIMALATA 5o
côté une armée, de l'autre un peupje. D'un côté la nuit, de l'autre la lumière. » Qui va être victorieux ? Eh ! ne le voyez-vous pas ? Des citoyens valent plus que des soldats, un peuple c'est la lumière, une armée c'est la nuit. La lumière doit triompher de la nuit. « C'est le vieux combat de l'archange et du dragon qui recommence, écrit Victor Hugo. Il aura aujourd'hui lafm qu'il a eue autrefois. La Prusse sera précipitée ^ »
On dira peut-être: Victor Hugo ne croyait pas à tout cela. Mais on comprend qu'il ait parlé alors ainsi, pour donner du cœur aux assiégés, pour faire luire à leurs yeux l'espérance. Mais non, mais non, tout cela, c'est bien sa pensée. Et ils vivent sur les mêmes idées, ceux qui préconisent à notre époque les « milices » et la « nation armée ». Pour eux aussi, des citoyens valent plus que des soldats, une armée c'est la nuit, un peuple c'est la lumière.
Le peuple n'a pas triomphé de l'armée. Il