Actes et Paroles, tome II, p
politique extérieure en harmonie avec les doctrines révolutionnaires. Et ici je ris quand je vois Victor Hugo anathématiser Napoléon III. Il se croit en opposition avec lui. Or, ils étaient on ne peut mieux faits pour s*entendre. Ils ont dans le cerveau les mêmes nuées romantiques, et notamment ils pensent à remanier la carte d'Europe exactement de la môme façon.
« Désormais, — déclare Victor Hugo au Congrès de la Paix de 1849, — le but de la politique grande, de la politique vraie, le voici : faire reconnaître toutes les nationalités, restaurer l'unité historique des peuples *. » Voilà le principe des nationalités clairement posé. Voyons l'application : « Debout! s*écrie Victor Hugo. Debout Italie ! debout Pologne! debout Hongrie ! debout Allemagne^ debout, peuples, pour la liberté \ » Pour