Histoire du Second Empire, torae VI, p
autrement la France, découragée du côté de Vienne, pourrait, par une brusque évolution, se porter vers la Prusse. Mais était-il sage d'aller jusqu'aux accords positifs ? La plus grande habileté ne serait-elle pas de s'offrir sans se livrer, de faire halte sur le terrain un peu vague des quasi-assurances, et pardessus tout de surseoir aux engagements écrits * ? » C'est que, aux yeux du gouvernement autrichien, une image se dressait, « celle de la défaite possible ; ce ne serait plus l'amoindrissement comme en 1866, mais le démembrement " ».
Voilà l'attitude de l'Autriche suffisamment définie. On verra cette attitude encore mieux se dévoiler dans les pourparlers de 1870. L'Autriche seraplus ardente quel'Italie'elle-même pour faire concéder à cette dernière ce que celle-ci réclame. Ceci parce que c'est pour elle un moyen de tergiverser. Eût-on fait à