Oavr. cité, p. 152 et
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l'Italie la concession demandée, l'Autriche eût trouvé quelque autre échappatoire pour éviter que ni elle ni l'Italie ne s'engageassent d'une façon précise. Le contraire est bien improbable pour qui considère impartialement cette période de l'histoire diplomatique.
Ce fut une grande faute de la part de Napoléon 111 de ne pas avoir compris cette attitude de l'Autriche. 11 crut que les paroles qu'on avait échangées ou que les lettres qu'on s'était écrites pouvaient tenir lieu d'engagement, ou plutôt qu'elles lui permettaient de conclure un engagement quand il voudrait ! C'est ce qui lui faisait déclarer au général Lebrun, en novembre 1869: « Il serait permis de considérer l'alliance de l'Italie comme certaine, et celle de l'Autriche comme assurée moralement, sinon activement'.» Or, ce qui était seul réel, c'est, comme le dit fort bien M. de La Gorce, que si entre Paris, Florence et Vienne, il avait été échangé beaucoup de