Souvenirs du général Lebrun, p
paroles, aucune n'avait force obligatoire. « Ces paroles, volontairement équivoques, étaient de celles qui, en cas de victoire, s'appellent engagements, et, en cas de fortune mauvaise ou douteuse, s'effaceront pour jamais *. »
C'est bien là la sorte d'alliance qui convenait à Vienne et Florence de conclure.
Voyons d'ailleurs la seule proposition un peu précise qu'on nous ait faite. Elle est de mars 1870, quand l'archiduc Albert vint à Paris, il établit un plan de campagne avec Napoléon III, dans lequel il demandait, quoi?... Six semaines aux armées autrichiennes et italiennes pour mobiliser. Le 19 mai, l'Empereur rassembla en un conseil le maréchal Lebœuf et les généraux Frossard, Lebrun et Jarras. Il leur exposa le plan proposé par l'Autriche. « Quand l'Empereur se fut tu, écrit M. de La Gorce, un certain embarras prolongea le silence. Que resterait-il