‹ 1870, les causes politiques du désastreChapitre 84 sur 92 · L'Allemagne et l'Italie, par G. Rotbao, tome II, p · texte numérisé non relu

L'Allemagne et l'Italie, par G. Rotbao, tome II, p

Nos premières victoires entraînent à notre suite l'Autriche et l'Italie. L'Autriche qui trouve une occasion de venger sa défaite de 1866. L'Italie, une occasion de payer à la France sa dette de reconnaissance. »

Parfait, mais il eût fallu pour cela préparer la victoire, ce que le gouvernement impérial avait négligé de faire. Comme dit Sorel, « les stratégistes avaient compté sur les alliances pour organiser la victoire, les diplomates comptaient sur la victoire pour organiser les alliances ». Voilà le vrai dilemme qui s'est posé : sans alliés, pas de victoire ; sans victoire préalable, pas d'alliés. Or, ce dilemme était insoluble. On ne pouvait que tâcher de l'écarter en essayant d'éviter ou de retarder la guerre. Et c'est ce que notre diplomatie ne fit pas, puisqu'elle fit tout le contraire.

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