MARCHE DU CONVOI
garde que le 5^ corps a, dit-on, eu à livrer le 29, et avec succès (1) » . Un peu plus loin, on annonce qu'une brig^ade d'infanterie prussienne est embusquée dans les bois au sud de la route ; aussi, pour éviter une surprise, porte-t-onau soutien du 47% sur le flanc droit du convoi, le 2P qui marchera en échelons de demi-bataillons avec des flanqueurs dans les bois.
A Test de Warniforêt, la tête de colonne s'engage sur le chemin de Yonck; mais le jalonneur, placé à la bifurcation, ayant quitté son poste, le convoi continue à suivre la route de Beaumont. Il faut le ramener, par un demi-tour, dans la bonne direction, non sans confusion et sans perte de temps sensible. La canonnade étant devenue plus vive, le général de Saint-Hilaire, sans chercher à en connaître la cause, prend quelques mesures pour couvrir la marche du convoi : deux bataillons du 99*' et, à leur gauche, une partie du 47^ s'établissent sur le plateau à Touest de la Thibaudine. Conseil Dumesnil survient à ce moment, fait demander à Douay l'artillerie divisionnaire; mais, pour se conformer aux instructions de Mac-Mahon, il fait reprendre aux 47^ et 99" l'escorte du convoi, charge le 21' de les remplacer sur leur position et appelle de Stonne le 3' de ligne (2) .
(1) Notes sur les opérations de la division Conseil Dumesnil.
(2) Ibid.
Le 2 F est sur le point d'atteindre le plateau, où ne se trouvent plus que quelques compagnies du 47% quand il aperçoit les Bavarois débouchant des bois au sud (1). Ceux-ci, accueillis par la fusillade de nos fractions de tête, leur font face en partie, tandis qu'ils se hâtent de jeter deux compagnies à la Thibaudine. Le combat est d'abord stationnaire, mais bientôt le 10" bavarois tout entier intervient à gauche des unités engagées en première ligne, et une section d'artillerie, prenant position au sud de la ferme, bat le bois adjacent au ruisseau de Yonck. Enfin, la 3^ brigade d'infanterie se déploie à l'est du bois des Murets : le i" bataillon de chasseurs, longeant la lisière, prolonge la gauche delà 4" brigade; le 3^ régiment marche sur Warniforêt à travers les taillis (2) .
Attaqué de front par des forces supérieures et menacé sur son flanc droit, comptant d'ailleurs dans ses rangs beaucoup d'hommes peu instruits, le 21" de ligne plie. Le général Morand entraîne quelques fractions encore compactes et fait reculer une partie du 10% mais le i" batailloiï de chasseurs l'oblige à rétrograder à son tour. C'est le signal de la retraite générale de nos troupeil
(1) I*"" bataillon du 13^ et 7* bataillon de chasseurs, de la 4* brigade. Voir suprà, p. 233.
(2) Historique du grand État-major prussien, VII, 1011-