PALIKAO ET TROCHU EN DÉSACCORD
tre (1). » Et il ajouta ces mots aussi peu justifiés que la déclaration précédente était peu exacte . a Nous n'avons pas la moindre inquiétude, au contraire (2) ! »
Ainsi, dès le premier jour, se manifestait à Paris une violente opposition aux projets dictés par la sag^esse du commandement suprême, qui, seul responsable, devait être aussi pleinement indépendant. Cette immixtion inadmissible du gouvernement dans la direction des opérations militaires de l'armée de Ghàlons se poursuivra malheureusement jusqu'à la fin de la campag^ne, jusqu'à la veille même du désastre.
(1) Journal officiel du 19 août 1870.
(2) Ibicl. — Le général de Palikao a reconnu plus tard l'inexactitude de cette déclaration et s'en est justiHé ainsi : « J'étais l'homme du gouvernement; je devais le couvrir et le protéger contre toute attaque. Je savais que M. de Kératry devait nous interpeller et, qu'ayant jeté ses vues sur le général Trochu, il avait le projet de demander pour lui un commandement en chef. C'est alors que je répondis : « Je sais parfaitement le général que « vous voulez désigner, mais il n'acceptera pas, car il a déjà ré- « pondu à nion appel» {Enquête.. ., Déposition du général de Palikao, I, 180).