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L'ENNEMI AU BOIS GIVODEAU

chemin de Villemontry et se dirigent sur Mouzon, où elles devront s'établir sur la rive droite de la Meuse, pour protéger le passage. Le reste de l'infanterie et les deux batteries de la division Lespart s'engagent ensuite dans le bois et utilisent divers sentiers. A l'extrême gauche, le IIP bataillon du 30' et 200 hommes environ du 46^ se replient par le saillant sud- est du bois Givodeau en suivant les pentes abruptes qui bordent la Meuse (1). Dans le secteur de droite, l'artillerie, couverte par le 27' de ligne, reste en position au sud-ouest de la cote 295, tandis que les autres troupes contournent le bois Givodeau par la lisière nord-ouest. En raison des difficultés du terrain, de la pénurie et de l'étroitesse des chemins, ces mouvements de retraite ne peuvent être terminés partout avant l'arrivée de l'ennemi qui, notamment à notre droite, parvient à atteindre nos arrière-gardes.

La 13^ brigade n'a eu à subir que le feu des dernières compagnies de la division L'Abadie et d'un bataillon du 30' de ligne; le 66% après avoir occupé la Sartelle, a pu se jeter dans le bois Givodeau, pendant qu'à sa droite le 26" y pénètre également sans grande résistance. La. 45" brigade, du XIP corps saxon, suit ces troupes en se tenant

(1) Journaux de marclie de la division L'Abadie et de la réserve d'artillerie; le général de L'Abadie au général de Failly, 22 mars 1871.

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avec Tartillerie divisionnaire derrière leur droite, [j'arlillerie de corps se rassemble près du bois Failly; la 46^ brig^ade, au sud-est de Beaumont. La 24*" division se déploie au nord du bourg (l).

A la 14" brigade, le 93'' a pris sa formation de combat au sud de la cote 295, le bataillon de droite sur la route de Mouzon; le 27" suit en arrière et à gauche dans la direction de Yonck; une batterie établie près du saillant sud-ouest du bois Givodeau jette le désordre dans nos bataillons du 30*" et du 21" qui sont venus malencontreusement se masser derrière notre artillerie. Les soutiens laissés à celle-ci ne font qu'une résistance insignifiante, et nos quatre batteries, à peu près abandonnées à elles-mêmes, sont obligées de se retirer au moment où le 93" les aborde de front et de flanc. Par surcroît, elles sont adossées au bois et n'ont d'autre retraite que des pentes raides ou des chemins d'exploitation sans issue. Bon nombre de voitures versent et tombent entre les mains de l'ennemi, malgré les efforts et le dévouement des officiers et des canonniers; une seule batterie parvient à sauver tout son matériel (2).

Ainsi une partie de notre artillerie, si néces-

(1) Historique du grand État-major prussien, VU, 1023-1024,

(2) Rapports du lieutenant-colonel Bougault, 26 octobre; du chef d'escadron Pérot, 19 octobre; du capitaine Desmazières, 3 septembre; du capitaine Arnould, 4 septembre.

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