‹ 1870 - SedanChapitre 2 sur 177 · II PREFACE · texte numérisé non relu

II PREFACE

paré et accompli sa régénération, et obtenu sa revanche en 1813.

Aussi, dans ce récit, qui nous conduira à l'issue de la période impériale de la guerre, nous sommes-nous attaché particulièrement à étudier les causes du désastre de Sedan et à faire ressortir les enseignements de la défaite. Nous nous sommes efforcé, en même temps, sans parti pris, comme aussi sans faiblesse, de déterminer les responsabilités qui incombent, à des degrés divers : à l'impératrice, préoccupée avant tout d'éloigner l'empereur de la capitale ; au ministre de la Guerre, dont le plan était insuffisamment mûri et dont le tort principal fut d'en imposer au commandement suprême la stricte exécution; au maréchal de Mac-Mahon, qui n'eut pas la fermeté de caractère voulue pour revendiquer et exercer sa liberté d'action, privilège intangible du chef responsable; au général de Wimpffen enfin, qui, par sa funeste intervention au cours de la bataille de Sedan, priva lui-même l'armée de la seule chance qui eût pu la soustraire à la capitulation.

On a souvent reproché au maréchal de Mac- Mahon les lenteurs de ses premières marches. Cette critique, qui repose sur une connaissance inexacte des faits, ne semble pas fondée. Au

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