‹ 1870 - SedanChapitre 35 sur 177 · LA RETRAITE SUR PARIS DÉCIDÉE · texte numérisé non relu

LA RETRAITE SUR PARIS DÉCIDÉE

Séance tenante, on rédigea : le décret de nomination du maréchal de Mac-Mahon; une lettre que Tempereur lui adressait; une note où le souverain indiquait les mesures à prendre en prévision d'un siég^e; enfin deux projets de proclamation aux troupes afin de leur expliquer les motifs pour lesquels on ne se portait pas au secours de Bazaine (l).

" iXous ne pouvions, disait ce dernier document, nous rapprocher de iMetz avant plusieurs jours; d'ici à cette époque, le maréchal Bazaine aura sans doute brisé les obstacles qui l'arrêtent; d'ailleurs, pendant notre marche directe sur Metz, Paris restait découvert et une armée prussienne nombreuse pouvait arriver sous ses murs. Le système des Prussiens consiste à concentrer leurs forces et à agir par grandes masses. Nous devons imiter leur tactique; je vais donc vous conduire sous les murs de Paris qui forment le boulevard de la France contre l'ennemi (2) . »

Il Fut convenu que ces pièces seraient envoyées le lendemain à Paris où le gouvernement prendrait les mesures d'exécution nécessaires. Leur insertion au Journal officiel n'aurait lieu que le jour où l'armée se serait mise en mouvement vers

(1] Papiers et r.orrexpondance de la famille impériale, I, 59,

(2) Ibid., I, 62.

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la capitale. M. Roiiher repartit pour Paris le soir même (1) .

(1) C'est à l'issue de cette conférence du 21 août qu'il faut placer ces paroles du maréchal de Mac-Mahon, faisant allusion aux projets primitifs de M. Rouher : «Les malheureux! ils vont nous conduire à l'abîme! Oh! la politique! la politique! » (H. \VELScui:iGEn, loc. cit., I, 269.)

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