‹ 1870 - SedanChapitre 36 sur 177 · ADOPTION DU PLAN PALIRAO · texte numérisé non relu

ADOPTION DU PLAN PALIRAO

Arrivée d'un télégramme de Bazaine. — Mac-Mahon croit son collègue sorti ou sur le point de sortir de Metz. — Il prend le parti de se porter à sa rencontre dans la direction de Montmédy. — Son intention n'est nullement d'aller jusqu'à Metz, — Conseil des minisires du 22 août. — Télégramme expédié à l'empereur en vue d'une pression à exercer sur Mac- Mahon. — Messages envoyés de Metz le 20 août. — Une dépêche importante adressée par Bazaine à Mac-Mahon ne lui parvient pas. — Explications insuffisantes fournies à ce sujet par le colonel Stoffel.

Dès le lendemain matin, 22 août, le maréchal de Mac-Mahon appela auprès de lui son chef d'élat-major et lui communiqua ses instructions en vue de la marche sur Paris, qui devait commencer le 23 (1). La conférence n'était pas terminée, quand M. Piétri, secrétaire de Tempereur, remit au maréchal, vers 10 heures, une dépêche de Bazaine, datée du Ban-Saint-Martin, 19 août, transmise par le ministre de la Guerre et ainsi conçue :

« L'armée s'est battue hier toute la journée

(1) Maréchal de Mac-Maho.^, Souvenirs inédits.

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sur les positions de Saint-Privat-la-Montag^ne et (le Rozérieullcs, et les a conservées. Les 4" et 6* corps seulement ont fait, vers 9 heures du soir, un chang^ement de front, Taile droite en arrière, pour parer à un mouvement tournant par la droite que des masses ennemies tentaient d'opérer à Taide de l'obscurité. Ce matin, j'ai fait descendre de leurs positions les 2* et 3® corps, et Tarmée est de nouveau g^roupée sur la rive g^auche de la Moselle, de Long^eville au Sansonnet... Les troupes sont fatig^uées de ces combats incessants, qui ne leur permettent pas les soins matériels, et il est indispensable de les laisser reposer deux ou trois jours. Le roi de Prusse était ce matin à Rezonville avec M. de Moltke, et tout indique que l'armée prussienne va tàter la place de Metz. « Je compte toujours prendre la direction du nord et me rabattre ensuite par Montmédy sur la route de Sainte-Menehould à Ghâlons, si elle n'est pas fortement occupée; dans le cas contraire, je continuerai sur Sedan et même Méziéres pour gag^ner Ghâlons (1)...»

De ce télégramme, dont, par esprit de solidarité, il ne voulut retenir que le dernier paragraphe, le maréchal de Mac-Mahon conclut que

(1) Ce télégramme avait été remis, par le maréchal Bazaine lui-même, au garde forestier Braidy, le 20 août à 3 heures de l'après-midi. Ce courageux émissaire le porta de Metz à Verdun (Pi'ocès Bazaine, 304).

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