PREFACE
ration du général Douay. Enfin nous avons utilisé les remarquables travaux de critique stratégique et tactique dus au lieutenant-colonel Grouard et au général de Woyde, tout en tenant compte pour ce dernier de l'exagération à laquelle peut conduire une thèse poussée à l'extrême. Pour les questions de politique intérieure, nous n'aurions pu prendre de meilleur guide que les œuvres si justement appréciées de MM. Pierre de la Gorce et H. Welschinger.
Du coté des Allemands, les sources principales sont : X Historicjue du (jrand Etat- Major prussien (fascicules VII et VIII), les HeeresbeweguîKjen et Àbbreclien von Gefec/iten du même état-major, les Lettres sur la stratégie du prince de Holienlolie, les Tagebiïc/ier du prince royal de Prusse et du (général von Blumenthal, l'ouvrage de Verdy du Vernois, intitulé //// grossen Hauptcfuartier.
Si pleine d'amertume que soit la lâche, entreprise par nous, de relater les événements qui ont conduit l'année française de Châlons à Sedan et l'ont acculée à la capitulation, il n'est pas paradoxal d'affirmer que l'étude approfondie de nos revers laisse, en même temps qu'une douloureuse tristesse pour nos malheurs passés, une impression de réconfort pour le
VI PHEFAGE
présent et d'espérance pour l'avenir. 11 suffit de réfléchir à ce que fut notre armée en 1 870 et à ce qu'elle est aujourd'hui : l'étonnement même dont nous sommes saisis devant la succession de nos fautes, nous donne la mesure des progrès accomplis depuis quarante ans. Sachons donc nous dégager d'un trop fréquent et injustifiable pessimisme, cessons enfin d'avoir l'âme de vaincus, n'oublions pas surtout qu'une des causes essentielles de nos défaites résida dans la méconnaissance de la valeur matérielle et morale de l'offensive : faire la guerre, c'est, suivant la tradition française, non point se défendre, mais attaquer.