‹ 1870 - SedanChapitre 90 sur 177 · LA CAVALERIE DU 5^ CORPS · texte numérisé non relu

LA CAVALERIE DU 5^ CORPS

régiments en colonne par quatre, sur la route, Brahaut se met en marche, en se faisant couvrir sur les flancs par deux escadrons de hussards. A la nouvelle que Nouart est occupé par Tinfanterie ennemie, le colonel de Tucé, du 12* chasseurs, va reconnaître les hauteurs au sud-est avec deux escadrons dispersés en tirailleurs. Bientôt les éclaireurs sig^nalant de l'infanterie entre le bois de Nouart et Barricourt, les généraux Brahaut et de Bernis se portent en avant et aperçoivent en effet de nombreux tirailleurs qui se lèvent et ouvrent le feu. Derrière eux se trouvent des troupes nombreuses sur plusieurs lignes; en même temps une batterie se démasque et lance quelques obus sur le gros de nos escadrons. Ceuxci s'abritent d'abord derrière le bois de Nouart puis gagnent les uns Ghampy-Haut, les autres, Beaufort, tandis que la division Lespart, débouchant de Ghampy-Haut, se déploie aussitôt tout entière (1).

Les forces adverses auxquelles vient de se heurter si inopinément la cavalerie du général de Failly appartiennent au XIP corps saxon.

(1) Rapport sur les marches et opérations de la division de cavalerie du 5* corps; Journal de marche de la brigade Bernis; Historique du 12* chasseurs; Renseignements du général Pendézec.

A la réception, vers 4. heures du matin, des instructions du grand quartier général, le prince royal de Saxe prescrit : à la Garde, de rester en position d'attente à Bantheville, avec son avantgarde à Rémonville en soutien de la cavalerie envoyée sur Bar; au XIP corps, de se hâter de passer la Meuse à Dun et de s'établir entre Gléry-le-Grand et Aincreville, sa cavalerie éclairant vers Nouart; au IV^ corps, de s'arrêter provisoirement au nord de Nantillois (1). A 8 heures du matin, le prince de Saxe réunit les commandants de corps d'armée au sud d'Aincreville et, de leurs comptes rendus, il conclut qu'il convient d'abord » de reprendre plus directement le contact, un peu affaibli en avant de l'aile gauche, et surtout de se renseigner exactement sur la véritable situation à Beaumont (2) » . Sans nul doute, il devient nécessaire, à cet effet, d'amener l'armée de la Meuse jusqu'à la route Buzancy- Stenay. Quoi qu'en dise l'historique officiel, ce mouvement peut provoquer « une bataille prématurée » , absolument contraire aux intentions du grand quartier général (3) et en tout cas favorable à l'armée française en lui montrant le péri et en pouvant la décider à battre en retraite vert le nord-ouest.

(1) Historique du grand État-major prussien, XII, 966.

\%)Ibid., 967.

(3) Voir supra, p. 179.

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