‹ 1885-1945: les dates mémorables du Collège de Saint-BonifaceChapitre 12 sur 17 · T X EMILE VELLE, P.SS · texte numérisé non relu

T X EMILE VELLE, P.SS

nt ÂArchevêque Coadjuteur de St-Boniface:

Ndûs avons déjà dit que cet appel fut noblement enten-

du. On \y répondit généreusement.

.7 " {On peut dire en toute vérité que, tant que la Perception .

fonctionnera ainsi, le Collège, quoique vivant difficilement : :

encore, pourra cependant poursuivre son oeuvre. Là est le : ‘salut. ji . ER .

Il faut ajouter un mot d'éloge et de reconnaissance en-

‘ vers les prêtres qui composent le Comité. Ils se réunissent “plusieurs fois par année, venant souvent de longues distances, et, avec une clairvoyance, in tact et un dévouement des plus

méritoires, assurent le fonctionnement de l'oeuvre avec le maximum d'efficacité. M. l'abbé d’ Eschambault, -en est le président. |

4, Fr s

: 1940, noyembre—La ferme du Collège est vendue.

Le Plusieurs dé nos Frères -coadjuteurs y avaient consacré . RATER partie de leur vié’ Méntionnons tout particulière- Fe es Frères 5 Joseph Rouléau et Charles Vaillancourt. +

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1941, 24 mai—Nominotion dé S. Exc. Mgr Georges Cabana, Archevêque Coadjuteur de St-Boniface. ‘. Le

Il continue le haut patronage du Collège avec le même zèle et la même bienveillance que ses prédécesseurs. En plusieurs de ses Circulaires il recommande à la bienveillance du clergé et des fidèles l'oeuvre du Collège. - |

Plus tard, à l’occasion-du 25e anniversaire de son ordina- . tion sacerdotale, il donne au Collège de.son argent person- ° nel, $1,000. : | ; ‘ .

Comme Mgr Taché, Mgr Cabana a fait ses études classiques au Séminaire de St-Hyacinthe. Sa nomination forme ‘donc un nouveau lien de noire Collège avec cette institution.‘

.1942— Nouveaux laboratoires de science: > ‘chimie, physique, biologié”:"# * |. | | L Après l'incendie de 1922, les laboratoires avaient été ins- : tallés au premier étage, aussi bien que l’on put. On.y était : cependant à l’étroit. . ue 7 Durant les vacances de 1942, un des prôféëseurs de $cien- : - ce, aussi-industrieux que savant, entreprit d'installer ‘au troisième étage le Département des Sciences, agrandi ét aménagé . eslon toutes les commodités que lui suggérait une longue expériénce de l’enseignement. :On comprend au prix, de quel travail! . Un . | . I en résulta un laboratoire qui peut être montré avec . «. fierté aux “scientistes” visiteurs, et aux anciens qui veulent

rafraîchir leurs notions scientifiquès.

1942, septémbre— me

Le Collège a conclu avec le Département de l'Education une entente d’après laquelle nos classes d'Eléments;, Syntaxe . et Méthode sont reconnues comme équivalentes au 8e, au 9e. et au 10e grade. Par conséquent, un enfànt qui, pour quelque ‘ motif que ce soit, quitte le Collège après ces classes, peut retourner à l’écéle sans perdre de grades. ‘

Cette reconnaissance de nos classes par.le Département

renseigné par M. linspecteur, répond à une des objections ‘les'plus fréquentes et les plus sérieuses faites par les parents.

À ces parents, justement inquiets dans le passé, nous di-

« . À . ou >

sons donc: “Éssayez, et si vous n’êtes pas satisfaits, vous ‘pourrez retirer votre enfant dans un an ou deux, et il n’aura rien LL perdu: ni:grade, ni temps . .. Bien au contraire.” ° | . Pour’6btenir. cette équivalence nous avons introduit l’enseignement des sciences dans les classes inférieures et moyennes. . .

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4 i LES DATES MÉMORABLES DU COLLÈGE DE SAINT-BONIFACE 67 Les

Pour cela nous avons dû supprimer le grec.

Cette suppression, ainsi que l'entente avec le Départe-

‘. ment et les changements qui s'en suivent, ont une elle gra- ‘vité qu ir nous faut l'expliquer davantage:

Changements au programme.

Notre cours de grammaire -— Eléments latins, Syntaxe, . Méthode, Versification—n'est pas celui des écoles ‘publiques. Il en diffère en bien des points.

Conséquence: nos élèves qui, pour une raison qüuelconque, devaient qüitter le Collège après une, deux ou trois années, avaient de ia difficulté à se faire accepter dans les écoles. Il fallait essayer une solution. Elle est bien simple. Inclure dans notre cours les “sciences élémentaires”. Mais pour inclure cette nouvelle matière, il fallait de l'espace. Nous ne pouvions pas diminuer le latin, pas plus le français, ni l'anglais. Il t des mathématiques, cela va sans dire. L'histoire et le chtéchisme ont leur place indiscutable et indiscutée d’ailleurs. Restait le grec: ce fut la victime immolée aux sciences et, disons-le, à la nécessité. Ce n’est donc pas par principe ni par dédain de cette ancienne discipline de l'esprit inhérente au cours classique que nous avons supprimé le grec. Répétons-le, c'est par nécessité. a

En septembre 1942, M. Célestin Muller, B.A. (1922), inspecteur d’écoles, était nommé par le Département de l’Education inspecteur au Collège avec la mission délicate de synchroniser les deux curricula sans révolution. II a accompli sa mission avec un tact et une clairvoyance digne des éloges ‘et du Département et du Collège. Depuis lors, nos élèves peu-

* vent, sans heurt ni difficulté, passer d’une classe du Collège

au grade correspondant : dans n'importe quelle école du Manitoha.

Ci]

Les modifications au cours de grammaire nécessitaient des- adaptations au cours universitaire. Les autorités se sont montrées bienveillantes, nous dirions même agréablement surprises, que nous osions toucher à l’intangible.

La suppression du grec libérait quatre périodes par semaine. En Belles-Lettres nous y avons remis l'histoire. En Rhétorique nous y commencons la Philosophie (Logique et Psychologie). Ce dernier déplacement laisse dans les deux dernières années T'espace pour du français. Et nous avons des cours de français jusqu’au B.A: C est encore le cours classique.

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1943: août—Le R. P. Louis Mailhot, S.J., est nommé recteur. L

Il est un ancien du Collège.

1943, septémbre—Retour des Frères Maristes.

Ils avaient déjà enseigné au vieux collège de 1910 à à 1917. Ils nous reviennent de la province de Québec pour enseigner les Eléments français, l'anglais, les mathématiques et le cours

un précieux renfort à notre personnel enseignäht si surchar-

gé. Notons;-avec. une satisfaction toute particulière le retour

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1943—Les Soeurs de la Sainte- Famille.

La même année nous faisions l'acquisition, pour la cuisie et autres travaux domestiques, d’une communauté des Soeurs de la Sainte-Famille. Nous leur bâtissons une maison attenante au Collège. Ci-gît.$10, 000. pour que nos élèves aient des soins plus maternels. .

du Frère Michei—fidèle au rapbél. après 27 ‘27 ans! TT

1943—Fondation du Bonifacièn.-

Depuis longtempéÿflottait dans l’air . . . et les esprits l’idée d’un journal de collège. La Liberté était, certes, et de-

- meure toujours accueillante*à notre collaboration. Les services qu’elle a rendus et qu’elle continué ä rendre au Collège

sont innombrables . .* et avec une bienveillance si cônfra-

ternelle! “La Page du Collège”, dans La Liberté, fut la pre-

mière école de journalisme de nos jeunes écrivains. Hommage aux pionniers! Mais avoir une revue bien à soi, quel rêve pour des jeunes intellectuels! Un groupe d'élèves universitaires, rus surtout par Maurice Arpin, finissant, entreprit de le réaliser . . : avec les moyens qu'ils avaient: le miméographe ... et. J'inexpérience et mille difficultés imprévues. Ils’ eurent le grand mérite de la fondation. Et puis, leur oèuvre se perfectionna avec chaque numéro.

En 1944, le Père Jacob prend en main la* direction du Bonifacien. Du reste, loin d’éteindre le moindrement l’initiative des jeunes, il en fit Sés collaborateurs dévoués et: enthousiastes.

Avec leur concours . . et la puissance que donne La pré-

” fecture, il le transforma eg une revue des plus élégantes: im-

primerie de La Liberté, suribeau' papier glacé avec photographies artistiques et rédaction soignée.

Le” Collège a donc SA revue: le Bonifacien. Elle a déjà

bonne mine et grandira. Comme elle facilitera la tâche du futur “chroniqueur!

scientifique élémentaite. Nous accueillons avec.joie ces éducateurs dévoués à l'enfance et des plus compétents. Is: sont

1943, janvier—Fondation de la Caisse Populaire des Collégiens.

Désormais le mouvement coopératif est introduit au Col- . lège. On avait pour but d’initier les élèves aux rouages des coopératives qui prennent un si bel essor dans la province, Il y eut d’abord la période inévitable d'apprentissage et de tâtonnements. 7 Le Mais dès la première réunion en septemibre:1944 «les officiers décidèrent fermement de relancer ld”Caïsse Populaire, : sous la direction éclairée du Père Irérée Beaubien, S.J. Tout le premier semestre, à chaque dimanche, on offrait des cours - libres aux élèves de Versification, en montant. Au retour des , vacances de Noël, eurent lieu trois journées coopératives bien |; organisées. Une vraie propagande: exposition de livres et de brochures, graphiques de statistiques, ‘cartes murales, affiches ren récréation, distribution de feuillets, lecture et explication des règlements de la Caisse, etc. On obtint des professeurs de dire un mot en classe. Une conférence sur les principes de Rochdale et leur application, suivie du film “People's Bank”, couronnèrent bien ces trois jours d'éducation coopérative. On nota un heureux changement. Les élèves, connaissant mieux la Caisse et la sachant entre bonnes maïns, s’y intéressent maintenant davantage. . .

. Nous croyons répondre au désir de Monsieur Frossais: “Nous avons besoin d'hommes qualifiés pour l'administration des Caisses populaires du Manitoba. Nous espérons qu’à votre sortie du Collège, vous serez préparés pour ce service social.” Un magasin coopératif serait le complément normal de la Caisse. Un projet est à l'étude. . | Brièvement, nous venons d’esquisser les quelques activités coopératives au Collège. Elles. visént avant tout à faire ‘ l'éducation des élèves, à leur communiquer le respect et l’enthousiasme pour une oeuvre économique appelée'à jouer un grand rôle au Manitoba. Elles auront atteint leur but, si nos . futurs dirigeants sortis du Collège savént coopérer entre eux et avec leurs compatriotes pour le plus grand bien des Canadiens français de l'Ouest du Canada. | (Extrait du Bonifacien, juin 1945, article de Remy de Roo

[:!7 et Roland Bélanger.)

Nous croyons que ce mouvement est le début d’une orientation nouvelle de nos élèves vers le service social et national. Il est donc d’une importance extrême. ee

Le dévouement à l'idéal catholique et national, qui fut toujours celui du Collège de St-Boniface, a donc pris une for-

me nouvelle, sans exclure, bien entendu, les anciennes acti- ‘vités qui orientent vers les professions, carrières industrielles, a. sciences, sacrdoce. r 7.

a. 1944, février—Semaine de vocation.

Cette année-là le R. P. René Jacob, S.J., eut l'idée d’organiser, au Collège, une semaine de vocation. L'idée fondamentale en est celle-ci: en face de la pénurie actuelle de prèétres, faire rayonner l’idée de la vocation sacerdotale chez nos . élèvs'et dans toute la population, afin d’éveiller l'attention et - la générosité de la jeunesse et des.familles vers cet idéal; afin

aussi de faire prier les fidèles pouf que le Maître de la moisson envoie dés ouvriers à sa moisson. - =

. Dans ce but, toute la semaine du 28 février au 7 mars fut | ‘consacrée à projeter cette idée devant les-yeux et l’eäprit des ‘ élèves,—et cela, sans perte du temps destiné aux classes. Ce:

sujet fut intégré dans Le curriculum. | :

Des prêtres la plupart de l’Archevêché-furent invités à exposer un aspect du sujet. ' Le dernier soir, il y eut séance: “Les Petits Cleres de | Santarem”, de Ghéon. Mgr Cabana clôtura la séance par un ‘ chaleureux appel aux vocations. ‘ 4 Cette initiative fut répétée l’année suivante et est en train de devenir une tradition. To

©1945; 3 juin—Monsieur A. W. Trueman est nommé Président de l'Université:

des Missionnaires Oblats dans l'Ouest Canadien, s’ouvrait, le dimanche 24 juin, au Collège de St-Boniface, une grande exposition missionnaire. S. Exec. Mgr G.;Gabana en avait conçu le projet pour remercier.Dieu”des faveurs obtenues dans le passé, pour honorer l'Eglise de. St-Boniface et rendre hom-

» mage aux premiers missionnaire Mpulier et religieux, particulièrement aux membres de.

de Marie Immaculée.

Une intéressante soirée, sous la présidence d’honneur de S. Exc. Mgr G. Cabana, fut offerte par les RR: PP. Jésuitès. LeR. P. Guy Painchaud, S.J., dans une conférence, nous parla. des oeuvres missionnaires de la Compagnie de Jésus. Il insista

Congrégation des Oblats

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en

. justice dans la Chronique.

sur les missions des J ésuites canadiens, | particulièrement celles :

de la Chine qu’il connaît davantage: :

. Naturellement, les autres congrégations missionnaires, en particulier les Pères Oblats, exposèrent\ leurs kiosques et firent des conférences très suggestives.

Mgr Julien, des Pères Blancs d'Afrique, évite de l'Ou: ganda, donna à nos élèves une conférence ‘profondément émouvante.

1945, le dimanche 16 septembre-——Seconde visite de Son Eminence le Cardinal Villeneuve.

Messe pontificale à la Cathédrale chantée par Son Eminence, qui donne aussi le sermon, rappelant.au public les services que la Compagnie'de Jésus rend à St-Boniface depuis

. 60 ans.

- Dans l'après-midi, visite au Collège; allocution aux élèves. Idée maîtresse: leur éducation doit être une “action vitale” où il faut leur participation.

\ Cette messe et cette visite sont le prélude des fêtes prochaines du soixantenaire.

1945, septembre—La rentrée.

343 élèves répartis. comme suit:

‘170 pensionnaires; , . . 132 externes et demis; 4i junioristes.

Nous atteindrons peut-être 350.

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