‹ 1914 (volume 2)Chapitre 16 sur 161 · NS DEFENDANT UN PASSAGE A NIVEAU · texte numérisé non relu

NS DEFENDANT UN PASSAGE A NIVEAU

(Photo U ranger.)

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LaTroisième Armée, sous les ordres du général Rulley, disposée entre la Moselle et le nord de la Wbëvre, comprenait le 2° corps, de Bcauvais et d'Amiens (général Gérard), le corps colonial (général Lefèv e), la ~* division de cavalerie, le 4" corps (général Boëlle), composé en majeure partie de Normands, de Manceaux et d'Angevins; le 5ecorps, composé en grande partie d'enfants de Paris, de l'Ile-de-France et de l'Orléanais, avec le 4<">*' régiment qui répond Présent! au nom de la Tour d'Auvergne; le h' corps (général Sarrail), composé en grande partie de Champenois, d'Ardennais, de Lorrains, surtout de Yosgiens.

La Quatrième Armée, sous les ordres du général LangledeCarrv.en réserve d

à l'ouest de Commercy, puis entre la Meuse et la Semoy, comprenait le 9e corps, de Tours (général Dubois), composé en grande partie de Tourangeaux, d'Angevins, de Vendéens ; le 17e corps, de Toulouse (général Poline), composé en grande partie de Gascons, de Languedociens, de Tourangeaux ; le 1 2e corps, de Limoges fgénéral Roques), composé en grande partie de Limousins et de Périgourdins; le 1 ie corps, de Nantes (général Eydoux), composé en grande partie de Vendéens et de Bretons.

Une Cinquième Armée, commandée par le général Lanrezac, protégeait les A-dennes et se tenait prête à se porter vers les Flandres. Elle comprenait le 18e corps (de Bordeaux), composé en grande partie de Girondins, de Landais, de Basques, de Pyrénéens; le 3e corps de Rouen), composé de Normands, ces deux corps prélevés sur la seconde armée ; le 10e corps (de Rennes), composé de Bretons; le Ier corps (de Lille), composé en grande partie de Lillois et d'Artésiens.

Dans ces armées, on a salué les régiments qui, depuis des siècles, mettaient hors de pair le courage français. Saluons aussi les nouveaux groupements militaires qui n'avaient pas encore de place dans la gloire et qui, du premier coup, en atteignirent le sommet : aviateurs, automobilistes, cyclistes, téléphonistes, télégraphistes, etc.

Dès que l'Allemagne eut violé le territoire belge, plusieurs de nos corps d'armée furent transportés de l'est à l'ouest, sans que la liaison générale de nos troupes se rompît.

A l'invasion menaçante, la France opposait ces cinq belles armées, c'est-à-dire près de douze cent mille hommes. Que de raisons nous avions pourcompter sur elles ! Nous pouvions nous dire d'abord : « Depuis 1871, aucun chef allemand n'a vu le feu, à l'exception des officiers, d'ailleurs si rares, qui ont combattu, et avec un si piètre succès, contre les Herreros. Chez nous, au contraire, très nombreux sont ceux qui ont fait campagne en Tunisie, dans le sud algérien, au Dahomey, au Soudan, au Tonkin, à Madagascar, sans compter ceux qui, le front tout bronzé, viennent directement du Maroc. Certes, ils n'ignorent pas que la guerre coloniale, en son ensemble comme en son détail, diffère de la guerre européenne. La guerre européenne a besoin d'une préparation et d'une organisation complètes : c'est la

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