CANON FRANÇAIS DE
Frein.
Ame du canon.
Bêche de crosse
Pignon engrenant le berceau
Culasse.
Obus explosif.
Cheville d'attelage.
Collimateur.
Essieu.
Vis et pignon des hausses.
Flèche.
Bouclier.
Galets.
Obus shrapnell.
Patins des roues.
Tire-feu.
Berceau.
Manivelle de hausse.
Volant de pointage
en
direction.
Volée.
Volant de pointage
en
hauteur.
Baladeur des patins.
Marteau.
Siège du pointeur.
Z Tambour de hausse.
D Disque
G Galet de bouche.
g Galets du canon.
P Piston.
Y Soupape.
O Obus explosif.
S Shrapnell.
X Mélinite.
Y Fusées.
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I g 1 4 ■ — L A GUERRE DU DROIT.
premier mérite. Grâce à sa mobilité, grâce à la qualité des obus qui éclatent en une gerbe horizontale et se brisent en milliers d'éclats pénétrants, grâce à son tir aussi rapide que celui d'un fusil à répétition, il est l'instrument par excellence des tirs de barrage contre l'infanterie.
Malheureusement, l'uniforme de nos soldats avait conservé, en dépit des critiques les plus |udicieuses, les teintes les plus visibles du bleu et surtout du rouge.
La première partie de la guerre fut celle des képis rouges et des pantalons rouges. Les képis rouges chargèrent à Charleroi en criant: « Vive la France! La 3e du 2 ne se rend pas ». Les képis rouges chargèrent en Champagne en criant : « En avant ! Nous les aurons ». Hélas! les képis rouges sont tombés par milliers et souvent pour l'unique raison qu'ils étaient rouges! Ce fut ensuite la période des képis bleus. On renonçait, à faire de la tète et des jambes du soldat autant de cibles sans abri. Vint enfin la période du casque. La tète cessa d'être dénoncée aux coups et s'assura une protection. Ainsi, de pied en cap, la guerre nous enseigna la guerre.
Joffre.
Le général Joffre quitta Paris le 3 août 1914, pour diriger les opérations. La France recueillait, avec une respectueuse curiosité, tout ce qui concernait le grand chef devenu si vite populaire.
Né à Rivesaltes en janvier 1 852, il est de vieille race française, drue et infatigable. Son calme visage charnu à grosses moustaches blanches, son front impassible et ses yeux gris-bleu souverainement tranquilles sont d'un sphinx.
A Hanoï où il fut chargé des fortifications du Haut-Tonkin, les indigènes, frappés de sa gravité silencieuse et résolue, l'appelaient « l'homme aux sourcils », On/ Daitmat. De lui, on ne comprend bien que ce qu'il ordonne :
mais cela on le comprend du premier coup.
— Les yeux de Joffre, nous dit un de ses compatriotes, des yeux de marin ! Nombreux sont les descendants de marin, dans la région de Rivesaltes. Nombreux, ceux qui ont le goût des traversées et des expéditions lointaines. C'est l'âme du port de Collioure qui habite en eux.
. Ses grands-parents, vignerons des Pyrénées-Orientales, ont travaillé à produire le muscat et le grenache velouté de Rivesaltes. Il eut dix frères et sœurs. Un de ses frères mourut capitaine d'état-major breveté à la 32e division d'infanterie ; un autre, ingénieur-voyer à Perpignan.
Au collège de Perpignan, il laissa le souvenir d'un élève extrêmement laborieux et brillant. Son vieux professeur de mathématiques s'écriait : « Il met les bouchées
RIVESALTES.