‹ 1914 (volume 2)Chapitre 22 sur 161 · LE SOMMET DU DONON · texte numérisé non relu

LE SOMMET DU DONON

(Vérascope Richard.)

Le même jour, une compagnie du 21e s'emparait du col du Hanz et repoussait, sur la route de Senones à Saulxures, la contre-attaque du 99e prussien. Notre artillerie, établie sur les hauteurs, prenait à revers les positions ennernies et notre infanterie s'avançaitavec des pertes presque insignifiantes.

Le lendemain, nos troupes s'é tant emparées du plateau situé derrière la trouée de Saales, nous devenions les maîtres de la situation.

De Saales, nos troupes pénétrèrent dans la vallée de la Bruche. Au cours de ces opérations, nous recueillîmes

près d'un millier de prisonniers, parmi lesquels se trouvaient des Alsaciens réservistes du 99e.

Le Donon était à nous. Dans son isolement, couronné de rochers nus aux rudes profils, il paraît dépasser les autres sommets. Sur la dalle immense que forme sa couche rocheuse, est construit un petit temple grec où l'on a Téuni des blocs de pierre et des bas-reliefs qui proviennent, dit-on, d'un édifice.élevé par les druides. Certains archéologues y ont voulu voir les débris du tombeau où dormait Pharamond, le premier roi des Francs. Du haut du Donon (1010 mètres), jn découvre presque

entièrement la Lorraine, l'Alsace, la chaîne des Vo ges, le grand-duché de Bade.

C'est au 7e corps et à la 8e division de cavalerie établis près de Belfort qu'avait été confiée la mission de pénétrer en Alsace. Nos aviateurs nous prévenaient que le grosdestroupesennemies s'était replié sur la rive droite du Rhin et que nous n'ai lions plus trouver,

(Photo weick.) entre la frontière et

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