LE LIEUTENANT BRUYANT
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cavalerie. Le corps colonial mainteaiit la liaison avec la Troisième armée.
Le 1 1 août, le IXe corps qui ss trouvait entre Toul et Nancy reçut l'ordre de se rendre sur les crêtes boisées du Grand-Couronné de Nancy et de les mettre en état de défense. La 52e division de réserve fut chargée de couvrir la forêt des Ardennes pendant l'offensive. La 60e division de réserve, postée au nord-est de l'Argonne, avait son quartier général à Apremont.
Le XIe corps, concentré au nord de l'Argonne, avait son quartier général à Monthois. Le XVIIe corps, concentré en Champagne et à l'ouest de l'Argonne, avait son quartier général à Suippes-sur-Suippe. Ses avant-postes atteignaient Vienne-le- Chàteau et les défilés de l'Argonne. Le XIIe corps, placé dans l'Argonne même, avait son quartier général à Givry-en-Argonne ; sor avant-garde tenait la Chalade et le Four de Paris.
Le IIe corps s'était massé entre Montmédy et le Loison qui se jette dans la Chiers en face de Chauveney-le-Chàteau. Le corps colonial occupait les environs de Vitry-le-François. Il attendait le moment de pousser vers la frontière belge, au nord de Montmédy.
La Troisième Armée(général Rufteyjavait, comme la Quatrième, l'ordre d'engager l'action contre le centre de l'armée allemande. Placée au centre, elle était, suivant une pittoresque expression, l'armée charnière, avec des régiments de fer pour gonds. Elle comprenait :
— La 7e division de cavalerie;
— Le IVe corps qui vint se placer entre la Meuse et Damvillers;
— Le Ve corps, commandé par le général Brochin, qui, placé d'abord entre Verdun et
Saint-Mihiel, marchera vers la Belgique dans (Phcto Branger.)
la direction Virton-Longwy;
— Le VIe corps qui, dans la Woëvre, avec Vigneulles pour quartier général, regardait vers Metz. Son centre s'adossait à l'éperon d'Hattonchàtel. Ses avantgardes guettaient les sorties du camp messin vers Conflans et Arnaville;
— Le 3e groupe de divisions deréserve (54e, 55e et 56e divisions), commandé par la général Pol Durant. Massé dans la Woëvre, il marchera vers le nord pour remplacer sur les Côtes-de-Meuse les corps de l'armée active, quand l'offensive les aura emportés vers Arlon;
— La défense mobile devant Verdun, à laquelle étaient adjointes les 72e, 75e, et 67e divisions de réserve.
Pour refouler les masses ennemies concentrées devant Metz et devant Strasbourg, la Seconde armée et la Première armée avaient l'ordre de foncer d'intelligence par les deux rives de la Sarre.
La Seconde armée se disposait ainsi :
— Le 2e groupe de divisions de réserve (59e, 6Se et 70e) commandé par le général Léon Durand, était à cheval sur la Meurthe et la Moselle. Après avoir travaillé à la défense du Grand Couronné de Nancy, il enverra en Lorraine annexée, pour l'offensive, la 68e division;
GENERAL BRJCIIIN.
I g I 4 . — I.A GUERRE DU DROIT.
— L'admirable XXe corps occupait, à l'est et au nord-est de Nancy, entre Nancv. la Seille et le Sanon, des positions qu'il connaissait à fond. Avec lui opérait une brigade coloniale de réserve composée du 41e et 48e;
— Le XVe corps rassemblé dans les environs de Lunéville, devait se porttr vers la frontière dans la direction du groupe de villages Xures, Coincourt, Bures:
— Le XVIe corps, se concentra à la droite du XVe, entre la Mortagne et la Meurtrie ;
— Trois divisions de réserve, la 64e, la 74e et la 73e, devaient, pendant l'offensive, mettre les positions d'arrière en état de défense. La 64e, au sud de Saint- Nicolas, entre la Meurthe et la Moselle, organisa le plateau de Salîais. La 74e, au sud de SalTais, organisa la colline de Belchamp qui tient sous son feu la route de Lunéville à Bayon, par conséquent les avancées de la trouée de Charmes. La 73e devait protéger au sud de Pont à-Mousson, la rive gauche de la Moselle, ce qu'elle fit dès le commencement de la retraite.
Notre Seconde armée avait pour couverture de droite la -2e et la <".e divisions de cavalerie qui assuraient sa liaison avec notre Première armée.
La Première armée, sous les ordres du général Dubail, comprenait:
— Le VIIIe corps, qui occupait au nordouest de Baccarat, entre la Meurthe et la Mortagne un front allant de Vathiménil à 'Glonville par Flin, en suivant la Meurthe : la i^e division étant placée de Flin à Vathiménil, et la iGe, commandée par le général de Maud'huy, de Flin à Glonville. Comme couverture, avait le 17e et le 20e bataillons de chasseurs à pied, déployés entre la Vezouze et la li entière. Le 10 août, à sept heures du matin, une brigade d'infanterie prussienne attaqua de ce côté. Aussi, le général de Maud'huy se reporta-t-il un peu en arrière, vers Domptail-en-Vosges, à sept kilomètres de Flin. Tout de suite, affluèrent des nouvelles précises sur les dispositions des Allemands, On apprit qu'ils creusaient des tranchées, dans la région d'Avricourt-Repaix et qu'ils lançaient vers Domèvre une division de cavalerie soutenue par une division d'infanterie. Le lendemain, 11 août, le général de Maud'huy se transporta au nord de la Meurthe, sur une ligne allant de Brouville à Reherrey. Mais l'ordre vint d'achever la concentration au sudde la rivière. Le général de Maud'huy s'établit donc à Fontenoy-la-Joute. Avec sa clairvoyance de Messin et son expérience de manœuvrier, il pressentait l'importance de la tache confiée au VIII0 corps : arrêter net l'offensive allemande qui, partant de Sarrebourg, prétendait enlever Blàmont, Baccarat, Ramberviller, Saint-Dié, se diriger vers Rozelieures et atteindre la trouée de Charmes;
— Le XIIe corps, commandé par le général Alix, placé d'à bord autour de Raon l'Étape, s'était avancé vers Celles et Saint-Quirin par la vallée de la Plaine. Il se tint constamment en liaison avec le VIIIe corps par la 25e brigade ;
— Le XXIe corps, qui prit position autour J'Etival, le long de la Meurthe, pour se porter ensuite vers la vallée de la Bruche j