EN BELGIQUE
Après Liège.
« La voie la plus commode et la plus courte, pour aller de Berlin à Paris, c'est la voie Aix-la-Chapelle, Liège, Charleroi, Maubeuge, Saint-Quentin, Compiègne. » En cette phrase qu'une agence allemande de voyages inscrivait, en 191 3, sur ses prospectus lancés par milliers dans toute la France, tient le plan du grand étatmajor allemand.
D'ailleurs, quel attrait exerçait sur l'Allemagne la grasse opulence dont s'enorgueillit la Belgique! Villes et villas délicieuses, séduisants villages, greniers débordants, meules rebondies, innombrables usines, mines inépuisables, tout y semblait préparé pour aidera l'invasion. Aussi bien, des légions de fidèles Allemands, soldats ou même officiers de réserve, travaillaient en Belgique, de Liège à Charleroi, d'Anvers à Namur, sur terre et sous terre.
Après la prise de Liège, les forces ennemies se divisèrent en trois masses : l'armée de von Kluck allant vers la droite; l'armée de Bulow, vers la gauche; au sud, l'armée de von Hausen, marchant de Saint- Vith sur Dinant.
Cette troisième armée, de formation nouvelle, se reliait à l'armée du duc de
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Wurtemberg marchant sur Sedan. De son côté, l'année du duc de Wurtemberg se reliait à celle du Kronprinz qui venait de quitter Trêves et le Luxembourg, en se proposant comme objectif l'investissement de Verdun.
D'une façon générale, le plan des armées allemandes, c'était d'envelopper l'armée française, laquelle en ce moment se trouvait tout entière groupée des Ardennes aux Vosges.
Les armées allemandes commencèrent leurs opérations, avant même que les
forts de Liège ne fussent tombés.
L'état- major belge avait résolu d'abord de s'établir sur laGette, défense naturelle que la Meuse prolonge jusqu'à Givet.
Il espérait tenir là jusqu'à l'arrivée des armées franco-britanniques. Pour garnir cette ligne de défense qui, sur la gauche, s'appuie au Démer, l'armée belge était-elle assez nombreuse? Non, certes.
Elle dut se con