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LA GUliKKE DU DROIT.
Une affiche signée du même général Sixt von Arnim, commençait par cette phrase bénigne : « Les troupes allemandes sont obligées par les circonstances de demander le logement, la nourriture et les vivres ». Elle se terminait ainsi : « S'il se produisait, comme cela s'est produit autre part, des actes d'agression, des incendies ou des explosions, je serais contraint d'adopter les mesures les plus sévères ». Quelques heures après, la ville était frappée d'une contribution de 255 millions. La presse allemande déclara : « Tel est le châtiment des mauvais traitements infligés aux
LES ALLEMANDS PLACE DE l.K BOURSE A BRUXELLES.
Allemands en Belgique ». Cette déclaration contredisait la proclamation du général von Arnim, même considérée en sa phrase la plus menaçante.
En vain, les Bruxellois démontrèrent que cet acte était contraire à la Convention signée par l'Allemagne en 1899 : « L'envahisseur ne peut lever de contributions de guerre que s'il s'agit de pourvoir aux besoins de l'armée d'occupation et si ces contributions sont proportionnées aux ressources du district. » Les recettes annuelles de Bruxelles n'étaient .pas même de 100 millions et la garnison allemande, à Bruxelles ne comptait pas 4000 hommes!
La France et l'Angleterre décidèrent immédiatement de faire à la Belgique une avance de 5oo millions, chacune d'elles y contribuant par moitié. La Trésorerie britannique annonça une émission de Bons du Trésor dont le produit devait être remis au gouvernement belge jusqu'à concurrence de 10 millions de livres sterling. Le peuple de la Grande-Bretagne, en voyant Bruxelles tombée aux mains d'un tel ennemi, comprenait la nécessité d'une lutte à mort.
En Belgique, l'armée de von Kluck avait pour objectif Alons, à 60 kilomètres de Bruxelles.
XXXUI.
l'il (.. — LA GUERRE DU DROIT.