‹ 1914 (volume 2)Chapitre 56 sur 161 · MALINES. — LA CATHEDRALE APRES LE BOMBARDEMENT · texte numérisé non relu

MALINES. — LA CATHEDRALE APRES LE BOMBARDEMENT

intention de la garder. Us étaient sûrs de pouvoir justifier cette annexion par de bonnes raisons. On se rappelle la parole de Frédéric II, roi de Prusse : « Prenons d'abord. Il se trouvera toujours des juristes pour prouver que nous avions le droit de prendre. »

Les ordres les plus barbares de l'envahisseur partaient de ce Palais de Bruxelles où, quatre ans auparavant, 2B octobre 1910, Guillaume II adressait ces paroles au roi des Belges : — « J'observe, avec toute l'Allemagne, le surprenant succès que le peuple belge remporte dans tous les domaines du commerce et de l'industrie. La terre entière est enveloppée par le commerce de la Belgique. Champ d'action pacifique où Allemands et Belges se rencontrent partout! Une égale admiration nous remplit pour le culte de l'idéal, domaine où les poètes et les artistes belges ont acquis une place si marquante! Puissent les relations remplies de confiance et de bon voisinage se resserrer davantage! C'est là le vœu qui part du plus profond de mon cœur. » Les Belges, avec leur ironie débonnaire, avaient alors fait remarquer que, dans ce toast, Guillaume II, en parlant de tout ce qui fait l'honneur, la prospérité et la force de la Belgique, avait oublié l'armée. L'armée belge se rappelait à lui, en août 1914. Tout

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