LES MERS ET LE FRONT ORIENTAL
A l'entrée de la Baltique.
Aux moments les plus inquiétants des premiers mois de guerre, la France, voyant arriver les bateaux anglais pleins de soldats et les bateaux américains pleins de provisions, ne pouvait concevoir aucune inquiétude du côté des mers.
Les Alliés, qui en possédaient la maîtrise, bloquaient d'une part la mer du Nord et l'entrée des détroits qui s'ouvrent sur la Baltique où se trouvait la flotte allemande; d'autre part, l'Adriatique où se trouvait la flotte autrichienne. Ils comptaient bien empêcher ainsi le ravitaillement de l'Allemagne.
Dans l'éclat de cet avantage disparaissaient les difficultés qui en résultaient. Comment refuser aux neutres le ravitaillement ? Comment empêcher les neutres de faire passer à l'ennemi une partie de ce ravitaillement ou de leurs propres ressources?
L'Allemagne, toujours frappée du mot de Guillaume II : « Notre empire est sur les eaux », a songé,' depuis le premier jour de la guerre, à un débarquement en Grande-Bretagne. Elle essaya successivement tous les moyens d'y parvenir, depuis les dirigeables jusqu'aux sous-marins.
Amiral BEATTY
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