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UN COIN DE CATTARO

Ol' I 9 I 4 . LA GUERRE DU DROIT.

seurs légers devaient attaquer ; enfin, au moment décisif, les cuirassés Lion, Queen- Nlary, Princess-Royal, Neiv-Zealand, tenus hors de vue sous le commandement direct du vicc:amiral, devaient accourir pour compléter la victoire par un écrasement.

L'ennemi donna dans le piège. Mais, soudain, flairant le danger, il s'enfuit sans vergogne.

Par bonheur, les destroyers britanniques lui barraient la route. Bataille !

En constatant qu'il avait affaire à de petits bateaux, il reprit courage et appela ses croiseurs. Un double duel s'engagea : le croiseur anglais Arethusa contre le croiseur allemand Ariadne; le croiseur anglais Fearless contre le croiseur allemand Strassburg.

Ce dernier croiseur avait été lancé peu de temps avant la guerre, et l'empereur d'Allemagne, par une fantaisie néronienne, avait voulu que le maire de Strasbourg assistât à la cérémonie.

Les deux Allemands furent mis hors de combat, et l'un des deux Anglais,. VArelhusa, fut durement touché.

Au signal désespéré du Strassburg-, arrivèrent deux grands croiseurs, le Coeln et le Main\. Les deux croiseurs anglais, Y Arethusa, malgré ses blessures, et le Fearless, revinrent à la charge, soutenus par deux autres croiseurs : Lurcher et Firedrake.

Les Allemands, par la télégraphie sans fil, appelèrent leurs grands cuirassés. Les Anglais jugèrent bon d'en faire autant.

Avec quelle joie le vice-amiral David Beatty vola au combat avec sa flotte de haute mer ! A midi, il tomba en pleine mêlée,

Hélas! les grands cuirassés allemands demeurèrent blottis au plus profond de leurs repaires. Suivant un mot anglais fort judicieux, ils firent preuve d'une prudence proportionnée à leur taille.

Le Lion, qui arborait le pavillon de l'amiral, mit fin à la lutte par une seule bordée. L'Ariadne coula. Le Main\ avait coulé. Tant bien que mal, le Coeln et le Strassburg s'échappèrent, en fort piteux état.

Le souvenir de ce succès britannique immobilisa encore davantage la marine allemande. Mais, dans cette immobilité forcée, elle construisit des sous-marins, instruisit des équipages, forma des officiers, fabriqua des torpilles et des minesr préparant la revanche qui comportait le plus de cruauté, avec le moins de risque .

A l'entrée de l'Adriatique.

En Méditerranée, la flotte française commandée par l'amiral Boue de LapeyrèreT et la flotte britannique commandée par l'amiral Milne, avaient reçu l'ordre de combiner leurs efforts. Mais peut-il vraiment y avoir combinaison dans les efforts, quand il n'y a pas subordination chez les chefs? Pour répondre à cette question, il suffit de se représenter la fuite du Gœben et du Breslau gagnant les détroits, sans recevoir un seul obus anglais.

Ce que lesamiraux franco-britanniques se proposaient surtout, en parfaite intelligence, c'était d'empêcher que la flotte autrichienne, à l'exemple des deux pirates allemands, ne se glissât dans les détroits et n'entrât en lutte contre nos alliés de Russie. Il s'agissait donc de bloquer les navires autrichiens dans l'Adriatique, comme la flotte britannique bloquait les navires allemands à l'entrée de la mer du Nord.

Les ports de Cattaro et de Pola sont d'excellents refuges. Les anfractuosités des

RAID MARITIME ET AERIEN DE CUXHAVEN (25 Décembre 1911). par G MaI.FROY

G. Malfroy

BATAILLE NAVALE DES ILES F-ALKLAND, par G. Malfro

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