ARCHIDUC FREDERIC D AUTRICHE
Pholo Chdbseau-Flavicns.)
communications, c'est la Norddeutsche Allgemeine Zeitung. Le journal qui exprime le plus exactement la pensée de Ludendorff, c'est le Lokal An\eiger de Berlin, dont l'édition de province s'intitule le Tag. Ce journal a été, comme la Deutsche Zeitung de Berlin, acheté parles grands industriels allemands pour soutenir le programmeannexionniste. On compte en Allemagne près de 3 000 journaux quotidiens, dont 420 nationaux-libéraux, 400 catholiques, 270 progressistes, 2 10 conservateurs, 79 socialistes, 1 5 00 dits « indépendants », lesquels sont soutenuspar lespangermanistes. Les journaux allemands n'ont pas ce qu'onappelle enFrance « un fort tirage ». Le Berliner Tageblatt ne tire qu'à 25o 000 ; le grand journal socialiste de Berlin, le Vorwœrt\, à 160 000; le journal pangermaniste la Deutsche Tages^eitung, à 70 000. Les Leip\iger Neueste Nachrichten, inspirées souvent par le Kronprinz, tirent à 23o 000. Le Taegliche Rundschau, qui tire à 8000^, donne les indications spéciales du grand État-major. Quantauxindicationsgénérales du grand Etat-major, tous les journaux allemands, sans exception, les reproduisent avec la même docilité.
Pour ses besognes multiples, Ludendorffchoisit des collaborateurs detoutordre, en ne considérant ni la noblesse, ni la célébrité, et en ne tenant compte que de l'habileté professionnelle : les colonels Merz Wetzell et Bauer, les majors Frahnet, von Rockelberg, von Harbou. Ce dernier est d'origine Irançaise, comme le généralFrançois et le général von Hutier, dont les soldats allemands ne peuvent même pas prononcer les noms et qui, au fond, détestent la France plus que le plus féroce soldat du pi us vieuxsang germanique. La propagande allemande, sous l'action de Ludendorff, se développera sans cesse pendant toute la guerre, non seulement en Allemagne et chez les alliés de l'Allemagne, mais chez les neutres et même dans tous les autres pays. Des milliards seront dépensés pour la rendre toujours plus efficace. Rien qu'à Berne, elleoccupera treizeimmeubles avecunpersonnel de 3oo collaborateurs de tout âge et de toutsexe. Sur un signe de Ludendorff, à n'importe quel moment et dans n'importe quel lieu, tout sera mis en œuvre: conférences, conversations publiques et privées, démarches, représentations cinématographiques, affiches, distributions de livres, de brochures, de journaux, de photographies, pour préparer, appuyer ou compléter général ivanoff
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une offensive par des offres de paix et des manœuvres de démoralisation : Frieden-sturm.
GÉNÉRAL ALEXIEFF
Tannenberg et Insterburg
Par l'ordre de l'Empereur, tous les renforts dont ou pouvait disposer, particulièrement les deux corps de Kœnigsberg commandés par le général von François, étaient mis à la disposition d'Hindenburg, sûr d'avoir, au besoin, la supériorité du nombre.
D'ailleurs, Ludendorff lui signalait, tous les jours, quelque nouvelle faute grave commise par les généraux russes. Rennenkampf, entre Tilsitt et Angerburg, paralysait ses soldats et affolait ses officiers. Samsonow, en faisant dénier son armée le long de l'Aile, l'exposait à tous les dangers. ,
Chacune des deux armées russes ainsi isolées s'offrait comme une proie, à condition que Hindenburg ne manquât son coup ni sur l'une ni .sur l'autre.
Laissant Samsonow se diriger vers Allenstein où l'attirait le repli de l'adversaire, il disposa, devant l'armée de Rennenkamp', un épais rideau de cavalerie qui se reliait aux troupes de Mackensen, battues mais nullement dispersées.
Samsonov donna complaisamment dans le panneau. Hindenburg, établi en c'e solides retranchements autour de Tannenberg, sur les hauteurs qui vont
d'Allenstein à Usdau, l'attendit, avec une patience de vieux chasseur au marais. Il avait derrière lui les réserves commandées par le maréchal vonderGoltz.
Le bruit se répandit parmi les Russes que, de toutes les lorttresses de !a Vistule, les Allemands amenaient une irrésistible artillerie lourde. Chaque fois que les Allemands ont attaqué l'armée russe, ils ont accumulé sur un point un puissant matériel, et, chaque fois, l'armée russe, manquant de confiance en soi, s'est exagéré les forces dont disposait l'adversaire.
Le 26 août, au'premier choc, l'armée de Samsonov subit de sérieuses pertes. Comme elle essayait néanmoins d'avancer, elle fut tout à coup assaillie, d'un côté, par l'armée de Mackensen et les troupes de réser* e que commandait von Below, d'un autre côté par l'armée de von François.
Pour ne pas èire tourné, Samsonov jeta gênépal roussky de vant Thoi n un de ses meil leu rs corps d'armée
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