LE CHATEAU DE CŒUVPES (AISNE
(Section photographique de l'Armée.,}
un officier de la 4e division de la Garde, au moment où il tombait entre nos mains : a Ce que nous laissons derrière nous est effroyable; on dirait un hôpital construit sur un charnier ».
La route de Compiègne se fermait à l'ennemi.
Le Kronprinz ne voulut pas croire à un tel échec. Du 1 1 au 14 juin, il multiplia les assauts au sud de l'Aisne, vers la forêt de Villers-Cotterets. Sur son ordre, le 12, von Boehm attaqua à Vingré, à Corcy et, au même moment, sur un front de 12 kilomètres, entre la ferme de Vertefeuille et Fontenoy.
Bombardement par obus asphyxiants, vésicants et lacrymogènes, ruée par masses épaisses, l'ennemi employa tout pour arriver à Pierrefonds en quarantehuit heures.
En six heures, il était à Laversine et à Cutry; deux heures après, aux flancs de la cote 162, près de Dommiers; quatre heures après, au ravin de Cœuvres. Péniblement, il parvint aux villages de Cœuvres et de Saint-Pierre- Aigle où il subit des pertes fort lourdes. Puis, immobilisé pendant deux jours, il dut, pour le i5 juin, quitter Cœuvres presque sans combat. Pour le 28, nous l'avions chassé du plateau de Cutry, en lui détruisant deux divisions et en lui prenant 1 400 hommes.
Pendant ce temps,