TANKS ANGLAIS AU REPOS DANS UN VILLAOE PRES DU FRONT
tPhoto Meurisse.)
eux et les autres armes, lonctionnait mal : l'infanterie les accompagnait sans méthode, sinon sans plan.
A partir de juillet 1918, pour les tanks, tout fut perfectionné, réglé, concerté. De toute évidence, cette arme nouvelle était une arme sûre.
Pourtant Ludendorii s'obstinait à le nier. Il répétait : « Les tanks resteront toujours fragiles et vulnérables ». Afin d'empêcher leur action immédiate, il se contenta de disposer, sur leur route, des barricades armées de tiges de fer, particulièrement de rails, des fosses ingénieusement dissimulées, des chapelets de mines automatiques, et de faire fabriquer des canons spéciaux, des fusils en forme de canardière, des balles durcies pour mitrailleuses.
Impatienté par les résultats détestables qu'il avait obtenus avec les chars d'assaut pris aux Britanniques, il se proclamait résolu « à ne sacrifiera cette arme la construction d'aucune autre ».
Aussi, l'apparition, sur le champ de bataille, d'un troupeau immense de chars légers le frappa d'une poignante surprise.
Un de ses officiers, pris le 25 juillet, nous disait .'
— Le plu gros de vos tanks aurait passé sur son corps, que son âme n'aurait pas été plus déprimée.
Après la victoire du Tardenois, les victoires du Santerre, de l'Ailette et de l'Ancre.
Par la victoire du Tardenois, nous avions recouvré la libre disposition de la grande voie ferrée de Paris à Bar-le-Duc. Il nous fallait recouvrer la libre disposition de la grande voie ferrée de Paris à Amiens.
En trois semaines, l'ennemi, dans son offensive manquée, venait d'engager près de 900 000 hommes. Il ne cherchait plus qu'à se mettre à l'abri derrière la Vesle, l'Oise, la Somme et la Lys, jusqu'à l'arrivée des 450000 hommes de la classe
1920. Pour secourir l'armée du Kronprinz impérial, le Kronprinz de Bavière, qui commandait les armées du Nord, avait dû lui envoyer près de 200 000 hommes.
Autour de la poche de Montdidier, les lorces en présence se disposaient ainsi :
Al'ouest de l'Avre, notre ire armée (Debeney)était installée dans des positions solides.
En face d'elle, l'armée allemande commandée par von Hutier avait à dos la rivière aux rives marécageuses.
Mais, en s'accrochant au plateau de Rouvrel et de Grivesnes, elle conservait cet avantage si précieux de tenir, sous son canon, la voie ferrée de Paris à Calais, c'est-à-dire la grande artère franco-britannique.
Depuis trois mois, Debeney n'avait guère laissé de repos à son adversaire. Il lui avait enlevé, comme on sait, le bois de Sénécat, le parc de Grivesnes, le bois Billot, les villages de Mailly-Raineval, de Sauvillers, d'Aubvillers : opération du 23 juillet où nos chars d'assaut rendirent tant de services. Sous ces assauts répétés, von Hutier, se repliait derrière l'Avre.
L'autre armée allemande, commandée par von der Marwitz, en liaison avec von Hutier sur la Luce, dans une région aux nombreuses tourbières, avait été de même harcelée par l'armée britannique du général Rawlinson. Von Marwitz se