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FAVEROLLES (SOMMÉ

(Section photographique de l'Armée.)

major de division et un train de 400 permissionnaires; une division de Debeney

capturait 2 000 hommes et 70 canons, sans avoir plus de 87 tues. Pour la première

fois, depuis la bataille de la Marne en 1914, nos auto-mitrailleuses, à toute vitesse,

faisaient, elles aussi, leur moisson.

Le lendemain, l'avance devint encore plus caractéristique. L'armée britannique

poussa jusqu'à Morlancourt que l'ennemi détendait désespérément, et l'armée îran-

çaise poussa jusqu'au sud de Montdidier.

Le soir du g août, le maréchal Douglas Haig pouvait dresser ainsi le bilan

de la victoire francobritannique : « L'armée Debeney a pris Hangest et Arvillers; l'aimée Rawlinson a pris Rainecourt, Rosières, Beaufort. Au total, comme butin, 291 canons, dont un à longue portée, et 24000 prisonniers. »

Le surlendemain, l'avance se développa vers le sud-est.

Ludendorff, à ses armées violemment attaquées vers Chaulnes et Roye, avait envoyé 70000 hommes de renfort. Cependant, les Britanniques parvinrent à s'emparer de Morlancourt. Enracine temps, dans une avance moins pénible, au sud de la Somme, ils s'établissaientsur une ligne allant de Proyart à Parvillers par Lirions,

Chilly, Fouquescourt. De leur côté, les Français entraient à Guerbigny, à Erches,

et s'établissaient sur une ligne allant d'Andechy à Etelfay.

Bientôt, la lutte se concentra autour des ruines de Montdidier où l'ennemi s'était incrusté.

Nous avions réussi à passer l'Avre, au nord de la malheureuse ville, malgré un feu d'enfer, sur un pont démoli, vingt-trois fois de suite, par les obus, et en nous engageant au milieu des plus sombres tourbières.

Au nord-est de Montdidier, l'aile droite de l'armée Debeney s'était avancée vers Faverolles, tandis que son aile gauche pénétrait vers Etelfay. Montdidier allait être cerné.

Dans cette même journée du 10 août, sur l'ordre de Foch, une autre armée française, l'armée de Hutnbert, avait attaqué tout à coup, à 4 heures du matin, à la

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