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BATEAU RELEVEUR DE MINES DANS LES DARDANELLES

10^0 !9!4- — '-A GURRRË DU DROIT.

conditions de paixPTout armistice restera impossible, tant que les Empires centraux auront le pied sur une parcelle quelconque du sol appartenant aux Alliés. Oui ou non, le gouvernement allemand parle-t-il uniquement au nom des autorités constituées qui ont conduit la guerre?

Cette dernière question visait Guillaume II, le seigneur de la guerre, le Cœsar gloriosus, comme l'avait appelé le Tsar de Bulgarie qui venait de le trahir.

Sur-le-champ, l'Allemagne répondit qu'elle acceptait sans réserve les conditions du président Wilson et qu'elle était prête à évacuer le sol des Alliés pour obtenir l'armistice. Elle demandait la réunion d'une commission mixte. Enfin, elleaffirmait que « le gouvernement actuel s'appuyait sur la majorité du Reichstag». Dans cette réponse, il y avaitmême une petite phrase où il était question du « peuple allemand ».

Miraculeuse nouveauté. L'antique constitution qui refusait au Reichstag tout droit, même celui de vélo, se trouvait abrogée, et le « peuple allemand » naissait à l'indépendance.

A chaque mot de cette déclaration, les Étais-Unis devaient sentir une intention d'ergotage et de camouflage. Pour arriver à son but, l'Allemagne était prête à accepter tous les rôles, à revêtir tous les déguisements et à signer tous les engagements que le vainqueur pouvait désirer.

Un seul fait restait parfaitement clairet sûr : V Allemagne demandait un armistice.

Le 21 octobre 1918, après mûre réflexion, le président Wilson transmit cette demande aux gouvernements alliés. En même temps, il croyait devoir leur rappeler la nécessité absolue d'exiger des conditions « capables d'empêcher l'Allemagne de reprendre les hostilités », et il insistait sur l'impossibilité, non moins absolue, d'accorder au gouvernement allemand actuel la moindre confiance.

cher l'Allei uoins absolue, .

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