RENTREE TRIOMPHALE DU ROI ET OH LA REINE DES BELGES A BRUGES
(Section photographique de l'Armée belge.)
britannique à droite, les armées belges à gauche, l'armée française au centre.
Le 18, von Arnim tenta un dernier effort, non pas pour nous barrer la route, mais pour protéger sa retraite.
Notre avance n'en fut pas sensiblement ralentie Les troupes britanniques délivraient les nobles et laborieuses cités de Roubaix et de Tourcoing. Les troupes belges traversaient le canal d'Ostende à Bruges et arrivaient aux portes de Bruges, dont elles saluaient pieusement l'antique beffroi, symbole des libertés municipales.
Von Arnim, pris entre la mer et la frontière hollandaise, n'eut que le temps de fuir.
Le 19 octobre, les Belges entraient à Bruges et à Zeebrugge.
A chaque pas que nous faisions dans le port de Zeebrugge, véritable port de Bruges, se posait la question poignante que l'on a appelée l'énigme de Zeebrugge : » Comment l'Angleterre a-i-ellepu laisser l'Allemagne s'installer ici avec ses sous-
t. A GUERRE DU DROIT.
marins? Comment, ayant commis une erreur si grave, l'Angleterre ne l'a-t-elle pas immédiatement réparée, atout prix, en mettant le pied sur le repaire de pirates?» A cette question, c'est peut-être l'histoire qui fournira la meilleure réponse : « L'Angleterre, dans toutes les guerres auxquelles elle prend part, s'engage avec des ressources si insuffisantes et un tel défaut de préparation que le monde se dit: Il n'y a donc plus d'Angleterre! Mais, peu à peu, elle se forge des armes, se crée des appuis, s'acharne à la lutte et finit par s'emparer si bien de la victoire qu'elle fait oublier à tous ses hésitations et ses défaillances du début. »
Le 18 octobre, en dépit des forces allemandes qui, sur le plateau de Thielt