ENTREE DES TROUPES FRANÇAISES
(Section photographique de 1 Armie.'
villes, assassin*? notre industrie du Nord et de l'Est, qu'est devenue Co'ogne ? EUe est restée la même. Jamais la très grande ville rhénane, où se meuvent presque un million d'habitants, n'a paru plus laborieuse et plus âpre au gain. Les Britanniques
y ont pris la seule attitude qui convienne ici :
celle du vainqueur. Ils se sont logés aux plus beaux hôtels publics ou privés de la ville. A la porte de chacun de ces hôtels, deux soldats en sentinelle font vingt pas, l'un à droite, l'autre à gauche. Quand passe un officier, ils s'arrêtent et, ensemble, laissent tomber leurs crosses à terre.
Bruit superbe. La terre allemande en tremble.
Les soldats de la Grande Bretagne ont, dans les tramways, la gratuité et la priorité. C'est pla.Mr de rencontrer ces tramways allemands devenus des camions militaires, pour le plus petit déplacement des troupes alliées. Autre spectacle anglais, d'une grâce édifiante ! Sur le Rhin, en face des statues des empereurs allemands qui montent vainement la garde près des ponts, un vaste baraquement arbore cette inscription : Flottille britannique. Devant la porte, va et vient un matelot anglais. Bonnet blanc veste bleue, guêtres '
brunes, carabine à l'épaule De quoi se compose sa flottille î Des canonnières que nos alliés ont lait fabriquer aux Etats-Unis pour la ' chasse aux sous-marins. Ces vaillantes et souples chasseresses fendent allègrement les eaux du fleuve, lequel a pour fonction naturelle de borner l'Allemagne.
Les Américains étaient enirés à Trêves
ÏNTRÊE DES FRANÇAIS A AIT 1A-THAPELI K.
iSection photographique de l'Armée.)
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