CONSTRUCTION D'UN ABRI BLINDÉ
(Pholo Meurisse.]
L'attaque de l'ennemi
Du premier coup, contre nos lignes, l'effort allemand de février 1916 fut tel que toute armée aurait été bousculée, qui n'eût pas été l'armée française.
Nos troupes avaient pour consigne : « Tenir et retenir ». Elles tinrent et retinrent.
L'ennemi, pour alimenter son artillerie lourde, tirant au même rythme que l'artillerie de campagne, disposait de sept voies ferrées dont quatre à voies larges.
IQ'4-. — LA OUIÎRRE DU DROIT. 7'j?
Au début, nous étions reliés au reste de la France par trois lignes de chemin de fer: deux lignes à voie large, celle de Verdun à Chàlons-sur-Marne, par Sainte- Menehould ; celle de Verdun à Commercy, par Saint-Mihiel. Mais la seconde avait été coupée, à la fin de 1914, par la prise de Saint-Mihiel, et la première, depuis 191 5, restait exposée au feu de l'artillerie ennemie, installée à l'ouest de la hauteur de Montlaucon. Nous ne disposions plus que de la troisième ligne : le petit chemin de fer meusien à voie étroite.
Par les mêmes causes, nous avions perdu l'usage de la route nationale de Verdun à Commercy et de la route nationale de Verdun à Sainte-Menehould. Le canal lui-même était coupé à Saint-Mihiel. Nous ne disposions plus que d'une seule route, celle de Verdun à Bar-le-Duc, par Souilly.
Du petit Meusien, nous obtiendrons d'incroyables résultats. Il transportera