TANK ANGLAIS
tant plus d'eHet qu'une très habile aviation la dirigeait. Au tir des canons de tous calibres s'ajoutèrent, pour les instants décisifs, des jets d'huile bouillante et de gaz que nos alliés n'hésitèrent pas à enregistrer dans leurs communiqués. Devant l'infanterie, tandis que les chars d'assaut s'avançaient en broyant tout, les avions, en abaissant leur vol, faisaient participer leurs mitrailleuses à l'action.
Le signal de l'assaut fut donné, le 3 1 juillet, à 6 heures 1 o du matin. Tout de suite, les premières lignes de l'ennemi étaient enlevées.
Les troupes françaises du général Anthoine traversèrent l'Yser, sur vingt-neuf ponts que le génie venait d'établir en moins de six heures. Elles dépassèrent d'un seul élan les objectifs qui leur étaient assignés.
Même succès pour l'armée britannique commandée par le général Plumer : elle s'enfonça dans les positions ennemies sur une profondeur de quatre kilomètres et demi.
L'armée britannique de droite, sous les ordres du général Gough, malgré la résistance acharnée de l'ennemi, réalisa, elle aussi, une avance caractéristique. Au total, près de 6 000 prisonniers.
La nuit se passa -à briser de furieuses contre-attaques. Dès le lever du jour, l'avance continua, surtout dans la direction de Langemarck et de Westhoeck.
La ournéedu id août appartint aux Canadiens qui enlevèrent les fortifications de la cote 70, près de Loos, et refoulèrent la Garde prussienne qui tentait de les reprendre.
Les journées du 16 et du 17 appartinrent à l'armée Anthoine. Nos troupes passèrent le Steenbeck, s'emparèrent de quinze canons qui défendaient des positions très redoutables, puis occupèrent la tête de pont de Drie-Grachte n.
Pendant ce temps, les troupes britanniques progressaient largement à l'est et au nord d'Ypres, s'emparaient de Langemarck et capturaient vingt-quatre canons.
L'ennemi, au prix de sacrifices terribles, ne put ressaisir qu'une assez faible partie du terrain perdu.
Le 18, malgré de violentes contre-attaques près de Lens et de Loos, les Britanniques avancèrent vers Lens.
Après une nouvelle préparation d'artillerie à l'est d'Ypres, ils attaquèrent, le 20 août, sur un espace de i3 kilomètres, depuis Hollebeke jusqu'à Langemarck. Leur effort (ut couronné par la prise du plateau d'Inverness, position que l'ennemi déclarait « extrêmement importante » et qu'il ne réussit pas à reprendre.
A l'affaire de Langemarck, nos alliés avaient fait 2 ooo prisonniers. Ils en firent 3ooo, dont i3o officiers, à l'affaire d'Inverness
Le 26 septembre, ils recommencèrent leurs attaques en les dirigeant vers le nord et le nord-est d'Ypres. D'un côté, ils prirent les hauteurs de Tower-Hamlet, le bois du Polygone, Zonnebeke ; de l'autre, ils gagnèrent au moini deux kilomètres de terrain. A leur butin s'ajoutaient 1 5oo prisonniers.
Depuis le Ier septembre, ils avaient capturé 333 canons et conquis la plupart des crêtes qui, entre Ypres et Roulers, regardent au loin la plaine.
Devant les avantages de toutes sortes remportés dans les Flandres, par les deux
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