GÉNÉRAL DIAZ
Q3g 1014- - l-A GUERRE DU DROIT.
unité. En revenant de Rome, M. Lloyd George reconnaissait la nécessité d'une Haute Commission interalliée de la guerre.
L'Italie était sauvée. Les troupes italiennes se ressaisirent d'abord sur le Tagliamento, puis sur la Livenza. Leur nouveau front se jalonnait par le lac de Garde, le plateau des Sept-Gommunes, les sommets à l'est de la Brenta, le coude du Piave et le Piave jusqu'à l'Adriatique.
Au commandera ent en chef, le général Cadorna fut remplacé par le général Diaz qui eut sous ses ordres les forces iranco-britanniques. L'armée française d'Italie, que quittait le général Foch, était confiée au général Fayolle.
L'ennemi aurait vou;u exploiter son succès. A partir du 14 novembre, pour rompre le nouveau front italien, il attaqua sur le plateau des Sept-Communes, vers Asiago, et sur le massif montagneux entre la Brenta et le Piave. Il échoua, avec de cruelles pertes, devant les défenses du mont Grappa. La résistance qu'il rencontrait partout le surprenait étrangement. Les Italiens gardèrent les derniers contreforts des Alpes d'où l'on découvre la ravissante plaine, objet de toutes les convoitises des barbares.
Nouvelles attaques infructueuses .sur le Piave. On ne pouvait guère, dans une attaque de front, traverser ces eaux torrentueuses. D'ailleurs, pour l'ennemi, la base de départ était si éloignée! Et les troupes iranco-britanniques arrivaient toujours. Le Piave resta aux Italiens.
Les troupes qui s'épuisaient en ces infructueux assauts étaient presque uniquement composées d'Autrichiens. Below avait ramené son armée sur le front français- Sur le front italien, ne restait qu'une seule division allemande, celle que Ludendorff appelait « sa division alpine ».
A partir du 20 décembre, la neige et le froid, un froid qui faisait descendre le thermomètre à 2q° au-dessous de zéro, entravèrent toute opération de quelque envergure.