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Voir ci-après le g Maladies observées dans les internats

Le peu de temps pendant lequel les classes sont ainsi éclairées permet de négliger l'action de la chaleur déterminée par la combustion du gaz.

En est-il de même dans les salles d'étude?

A l'École normale supérieure, pendant que dans les autres services on a installé l'éclairage au £az, on a tenu à conserver l'usage de lampes à huile, parfaitement disposées au-dessus des tables des salles d'étude.

Quoi que l'on fasse, en effet, il semble bien difficile de supprimer entièrement certains défauts de l'éclairage au gaz : la vivacité de la lumière, le tremblotement de la flamme, d'une part, et de l'autre, la chaleur excessive et la vicialion de l'air que la combustion du gaz détermine.

On peut juger de la rapidité avec laquelle se produit cette viciation par les chiffres suivants : 1 kilogramme d'hydrogène carboné exige pour sacombustion 13 620 litres d'air; 1 kilogramme d'huile de colza épurée en demande seulement 11619.

Au point de vue de l'élévation de la température, on sait qu'un bec de gaz consommant 158 litres par heure, élève 154 mètres cubes d'air de 0° à 100 degrés, tandis que dans le même temps, une bonne lampe à huile ne pourrait élever que 20 mètres cubes d'air à 100°.

Or si l'on peut négliger les inconvénients dus à la viciation de l'air, et à l'élévation si rapide de la température dans certains locaux, comme les réfectoires et même les classes, parce que là on ne les subit que pour quelques instants, il y a lieu d'en tenir compte pour les salles d'étude où, en hiver, le temps pendant lequel le gaz est allumé varie entre cinq et six heures par jour.

On peut encore, au moyen de verres azurés, ou de cônes dépolis, en bleu, et par la distance convenablement calculée des lampes au-dessus des tables, diminuer les inconvénients dus â l'intensité de la lumière. Un régulateur spécial aA^té

fli HYGIÈNE PHYSIQUE.

au compteur, réduit au minimum la vacillation de la flamme. Il est moins aisé de prévenir l'élévation de température, même en supposant parfaites les conditions d'aération et de ventilation. Mais on sait combien classes et études sont en défaut sous ce rapport. Nous avons vu des salles de travail rendues réellement inhabitables une heure après que les lampes étaient allumées, et nous avons reçu maintes fois à ce sujet les réclamations trop justes des élèves atteints de congestions, d'étourdissements, de vertiges, qui rendaient le travail pénible, souvent impossible. La cause de ces accidents n'était que trop évidente.

Cependant, au collège de Vanves, où une savante direction a su introduire tant de perfectionnements intelligents, nous avons trouvé une installation fort ingénieuse pour Téclairage des salles d'éludé , qui diminuerait singulièrement, si elle ne les supprime tout à fait, ces inconvénients et ces dangers.

Elle mérite d'être indiquée ici :

Dans une salle d'étude de vingt à vingt-cinq élèves, les tables étant disposées en fer à cheval autour de la salle, l'éclairage a lieu au moyen de quatre becs de gaz, deux sur chacune des longues tables; de grands abat-jour oblongs permettent de répandre la lumière dans le sens des tables, au lieu d'en perdre la majeure partie, comme cela arrive avec les abat-jour circulaires généralement en usage, et de laisser dans* l'ombre un certain nombre de places dans chaque classe. La vivacité de la t. ^c est atténuée par l'usage de verres dépolis, l'immobilité de la lumière est assurée par * un régulateur; enfin un bec économique spécial 1 permet

1. Cet appareil, dit bec Monier, réaliserait une économie de 20 à 25 pour 100, à lumière égale, sur les appareils précédemment employés : la pratique ayant à cet égard pleinement paru confirmer les expériences de laboratoire.

Les avantages de ce système seraient dus à ce que, grâce à un cou-

de donner avec ces quatre lampes autant de lumière que 1 on en obtiendrait avec le double de ce nombre, ce qui réalise, outre une économie considérable, le moyen de prévenir l'élévation de température dans les salles où, du reste, la ventilation est parfaitement assurée.

Ces dispositions excellentes ne sauraient être trop vivement recommandées. Elles permettent d'adopter partout, et même dans les salles d'étude , l'usage de l'éclairage au gaz.

Déjà les becs ordinaires en porcelaine présentent des jours destinés à laisser passer la lumière par dessous.

Le nombre et le diamètre des orifices par lesquels le gaz sort de la couronne du bec influent sur la quantité de lumière dans une mesure que l'expérience a déterminée.

Voici la comparaison des différents dispositifs empruntée à l'excellent Traité d'hygiène militaire du docteur Morache l .

rant d'air plus actif, mieux dirigé, la combustion du gaz est plus complète : de là, quantité plus grande et qualité meilleure de la lumière pour un même volume de gaz, enfin réduction au minimum des poussières de charbon et des émanations.

Tandis que, dans les becs ordinaires, la prise d'air se fait au-dessous de la flamme sans direction bien déterminée, dans le nouvel appareil il y a double prise d'air : un premier courant, naissant en dessous, monte dans l'intérieur du cylindre formé par la flamme, et un deuxième courant, dont l'accès est latéral, forme manchon à l'extérieur de cette môme flamme. La forme conique d; t pdirige ces deux courants de

manière à les mélanger vers le sommet de' la flamme, et à parfaire en ce point la combustion du gaz qui serait parvenu jusque-là sans être complètement oxydé.

La base de l'appareil est translucide ; les jeux des rayons lumineux dans la montre en cristal ne laissent au-dessous aucun cône d'ombre.

La flamme n'a point de vibrations.

Sa couleur un peu différente serait moins fatigante pour la vue; enfin, elle dégagerait moins de chaleur.

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