Baillière
BECS
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8 trous.
10 trous.
15 trous.
20 trous.
Intensité relative.
Laissant de côté la question de prix, l'huile const toujours un éclairage malpropre, et qui ne peut êti lubre qu'autant que tous les appareils, sont en parfa et fonctionnent régulièrement. Cette condition est troj ment réalisée, et l'on voit alors les lampes à huile d( une fumée épaisse, acre, formée de charbon, d'hydr carboné, de carbures, d'oxyde de carbone, détern la sécheresse, l'irritation de la gorge et une toux de pénibles.
Enfin, la question de prix ne peut être entièremer gligée. Or, pour avoir la même intensité de lumière dant une heure, il faut, d'après Payen, brûler 42 gra d'huile de colza épurée à 1 fr. 40 le kilogr., rêver 50 c ,88, ou 100 litres de gaz de houille, becs u 50 grammes à fr. 30 le mètre cube, coûtant 3 cen ou 85 litres, becs à air chaud, 42 grammes, dont le pi de 2%55!
Comme conclusion, nous pensons que là où réel; au gaz est adopté pour les salles de travail, et cela a tout de l'intérêt pour les salles d'étude , il faut atti plus d'importance que l'on n'en a généralement donn qu'ici au choix et à la disposition des appareils. Les leurs assureront la fixité, la qualilé de la flamme, l'o tion aussi complète que possible du gaz, parlant la me
déperdition de combustible, sous formé de poussières ou d'émanations dangereuses à respirer 1 ; enfin, les réflecteurs les mieux disposés seront placés à une distance convenable (de 1 mètre 20 à 1 mètre 50) des tables; ils fourniront la répartition la plus favorable de la lumière dans toutes les parties de la salle ; on s'efforcera de se rapprocher le plus possible des conditions de la lumière naturelle, qui éclaire par diffusion et non par réflexion.
L'intensité de la lumière sera modérée par des verres dépolis ou azurés, ou plus simplement par une distance bien réglée entre le bec et la table de travail 2 .
Chauffage des classes et études. — Deux systèmes principaux sont en présence : les poêles et les calorifères 5 .
1. La combustion du gaz donne lieu à la production d'acide carbonique, d'hydrogène carboné, de charbon, de divers carbures d'hydro- $ne, d'oxyde de carbone.
En outre, si la combustion n'est qu'incomplète, il se produit du sulfure de carbone, de l'acide sulfureux, de l'acide sulfurique, etc., qui «xercent une influence délétère et déterminent des symptômes qui commencent par du mal de tête, des vertiges, des étourdissements, de k chaleur à là gorge, une toux sèche, fatigante, et vont jusqu'à ame- Wfla nausée, la syncope et l'asphyxie.
S. A Y École Monge, il y a quatre becs par étude. Ils sont placés assez ta, pour qu il n'y ait pas besoin de verres colorés, la lumière n'étant pw trop intense à cette distance. Les becs ont chacun un régulateur qui rend la pression constante, empêche le gaz de 'filer, de donner de mauvaises odeurs dans la salle, et d'y répandre des fumées et des poussières de charbon non consumé. Le gaz traverse une petite boîte, dans laquelle un chapeau en métal, dont les bords plongent dans de la glycérine, se soulève plus ou moins suivant la pression, obture plus ou moins l'orifice de sortie du gaz, et règle ainsi la consommation. Ces becs donnent d'excellents résultats au point de vue de l'économie et de l'hygiène.
3. En raison du prix trop élevé du combustible et de la consommation exigée par tes cheminées, il ne peut malheureusement s'agir chez nous de ces appareils, bien que nous les voyons encore ^tv. >as&^
Les poêles dont on fait usage sont des appareils de faïence, de terre, de tôle ou de fonte.
Les premiers s'échauffent lentement, mais conservent longtemps la chaleur acquise. Ils seraient excellents comme appareils de chauffage, si le tirage qu'ils déterminent n'était insuffisant et n'en faisait de détestables ventilateurs; or l'idéal serait, comme nous le verrons plus loin, que la venlilation fût assurée par le même appareil qui sert au chauffage.
Le poêle de tôle s'échauffe très-vite, et, comme il perd aussi rapidement la chaleur acquise, une fois le feu éteint, il ne représente plus comme le précédent, une source de chaleur.
Ajoutons que les parois mêmes de l'appareil en contact direct avec le feu du foyer s'échauffent jusqu'au rouge; et qu'alors elles se laissent traverser par des gaz vénéneux, et particulièrement par l'oxyde de carbone.
Ces défauts sont bien plus manifestes encore avec les poêles de fonte non munis d'une double enveloppe.
M. le docteur Decaisne a appuyé d'un certain nombre d'observations l'opinion que ces gaz peuvent déterminer le développement de la fièvre typhoïde (1858).
Les expériences de MM. Sainte-Claire Deville et Troost (1863), sur la perméabilité par les gaz des métaux surchauffés, semblaient venir à l'appui de ces craintes.
Cependant de nouvelles recherches, datant de 1868, ilj semblerait résulter que la quantité de gaz qui peut traverser les parois est trop faible pour pouvoir exercer une action délétère, et que les accidents observés : congestion de la tête, vertiges, etc., tiendraient beaucoup plutôt au
dans les écoles, collèges et hôpitaux de Londres, où Ton brûle de la houille à feu découvert, dans de vastes cheminées qui chauffent bien et qui assurent une ventilation aussi simple qu'efficace.
dessèchement de l'air des pièces chauffées par des poêles métalliques; enfin, qu'en ce qui concerne la fièvre typhoïde, le non-renouvellement de l'air des salles en serait une cause beaucoup moins équivoque. Nous reviendrons sur ce sujet à propos de la ventilation.
M. le docteur Vernois dit également qu'après avoir vu un très-grand nombre de lycées , où Ton se sert depuis longtemps de poêles de foute, et où on n'a jamais observé de semblables effets de ces appareils, il n'y a pour lui qu'une coïncidence et non une relation de cause à effet entre l'usage des poêles et les épidémies que l'on a attribuées à ce mode de chauffage.
Il est facile de remédier au dessèchement de l'air par l'évaporation d'une certaine quantité d'eau placée au-dessus du fover.
On voudrait être bien assuré que la perméabilité des parois ne donnera pas issue aux gaz, que l'on ne comptera pas uniquement sur la ventilation manifestement insuffisante déterminée par l'appareil, avant d'accepter les poêles de fonte comme moyen de chauffage dans des salles de travail mal aérées, et ou un trop grand nombre d'élèves sont réunis pendant une période de temps fort longue.
Nous avons fait ailleurs des réserves en faveur d'un appareil de fonte à double paroi (l'extérieure disposée de manière à ne jamais être surchauffée) à prise d'air extérieur, à ventilation active, présentant à sa partie supérieure un réservoir d'eau dont le liquide vient sans cesser communiquer le degré d'humidité convenable au courant d'air chaud versé dans la pièce. L'appareil Geneste a été adopté par la ville de Paris pour ses salles d'asile et ses écoles. Nous en avons donné la description et la figure dans notre Hygiène scolaire.
. Les calorifères à air chaud, préférables en général au point de vue hygiénique, s'ils sont comVmta a.\fct w\te
bonne ventilation, ont malheureusement tant d'inconvénients qu'ils sont rarement adoptés, ou que Ton renonce très-vite à leur usage.
D'abord, ils sont très-dispendieux, comme installation et comme entretien.
Le chauffage en est très-coûteux, et cela se conçoit : on prend au dehors de l'air froid pour l'échauffer et le verser dans les salles. Une quantité très-considérable de la chaleur produite est perdue pour échauffer des constructions massives, et tout le système de canaux compliqués qui en dépend. En outre, que la source de chaleur (le calorifère) soit unique ou que, vu l'importance des bâtiments, on en ait disposé plusieurs, la chaleur émise par l'appareil perd de son intensité, à mesure qu'elle parcourt les tuyaux qui la conduisent dans les salles à chauffer : les pièces les plus rapprochées du calorifère sont surchauffées, les plus éloignées ne reçoivent plus qu'un air refroidi; c'est ce qui arrive fatalement quand la chaleur a été conduite à une distance de 20 mètres au plus de l'appareil producteur.
Les calorifères ne donnent même pas toujours cette température constante qu'ils sembleraient devoir assurer; si la prise d'air est extérieure, s'ils ne puisent pas dans une chambre à air déjà chauffé l'air qu'ils envoient dans les salles, ils présentent des alternatives de courafits chauds et froids.
Enfin, il reste une question très-intéressante : l'air qui ne vient alimenter la respiration qu'après avoir été ainsi porté à une haute température, est-il ou non altéré dans sa composition? A-t-il ou non subi une modification importante au point de vue de ses propriétés vivifiantes et reconstituantes?
Est-il indifférent de recevoir dans les salles, et d'admettre dans les poumons un air artificiellement chauffé , qui ^ n'arrive dans la pièce qu'après avoir traversé le foyer du
calorifère et tout un dédale de canaux, ou de maintenir la température de la salle et du corps par la chaleur qui rayonne d'un foyer (cheminée, ou même poêle à double enveloppe)?
L'odorat n'est pas un juge compétent de la question; mais ne faut-il tenir aucun compte de la sensation pénible que nous éprouvons quand, l'habitude n'ayant pas émoussé ces dégoûts, nous entrons dans une salle chauffée au calorifère, ou quand nous recevons de près cette vapeur chaude et fade qui s'échappe d'une bouche de chaleur? Cet air est desséché, et il n'est plus facile dans ce cas de faire évaporer de l'eau dans chaque salle, comme cela est possible avec les poêles. Il y a plus : si l'oxygène qui doit revivifier le sang, entretenir la vie, et présider à la perfection de tous les actes organiques, est encore chimiquement présent dans celte atmosphère factice, échappée de nos soussols et de nos foyers, il faut quelque effort pour se le représenter avec toutes les qualités réparatrices que la nature lui avait données. On peut se demander ce que devient l'ozone, et il est permis de douter qu'il y ait là le pabulum vitœ que nous voudrions surtout assurer à l'enfant ou à l'adolescent renfermé pour de longues heures dans la classe ou dans l'étude.
Acceptable pour des pièces qui ne sont habitées que quelques instants ou accidentellement (théâtres, salles de réunion, vestibules, escaliers...), un pareil chauffage ne convient pas à des salles occupées une grande partie du jour, et peuplées jusqu'à l'encombrement.
Les calorifères à eau chaude n'ont plus ces inconvénients : ils modifient la température, mais jamais la composition de l'air de la pièce; ils peuvent être disposés pour servir de ventilateurs. Us chauffent d'une manière plus égale, et, s'ils sont à basse pression, ils n'exposent à aucun danger.
C'est assurément le système le plus convenable, si d'ailleurs la ventilation a été,, d'autre part, assurée comme il convient.
Le lycée de Vanves est chauffé par ce moyen, qui nous a paru donner d'excellents résultats. Il en est de même de V Ecole Monge nouvelle.
chauffc-picds. — Une grande souffrance des élèves pendant l'hiver tient au froid aux pieds. Des chaussures mouillées, des appareils de chauffage qui, le plus souvent, chauffent la tête et non les pieds, des cours humides, le travail intellectuel : autant de causes qui chassent le sang vers la tête et déterminent le froid aux pieds.
L'administration d'une école nouvelle s'est préoccupée de chercher le moyen de remédiera cette cause de malaise très-réel, et de danger même pour la santé des élèves.
Elle a fait disposer dans une grande cour intérieure couverte une longue grille en fonte, sous laquelle arrive l'air chaud. Cette grille est disposée comme celle que l'on voit dans les salles d'attente du chemin de fer du Nord.
Avant de rentrer en classe, les élèves peuvent venir se sécher et se chauffer les pieds sur cette grille.
Tout en reconnaissant l'excellence de l'intention, je serais disposé à préférer la chaleur due à l'exercice, à un âge où l'on se réchauffe si facilement, où l'exercice est si salutaire, et où il est si opportun de l'encourager.
ventilation. — Le renouvellement de l'air dans les espaces clos, absolument nécessaire à l'entretien de la vie chez l'adulte, est plus impérieusement exigé encore dans un milieu destiné à des enfants ou à des jeunes gens.
On sait avec quelle rapidité l'atmosphère d'un espace clos, où respirent un certain nombre de personnes, est dépouillée de son oxygène qui de 20 pour 100 tombe à 16 pour 100; combien vite elle se charge d'acide carbonique dont la proportion augmente de 4 dix-millièmes à 4 pour 100; corn-
ment elle se sature de vapeur d'eau (un adulte fournissant de 20 à 40 grammes d'eau par heure par l'exhalation pulmonaire et cutanée) ; enfin quelle fâcheuse action ne tardent pas à exercer les miasmes organiques qui se développent et se concentrent dans un pareil milieu.
L'aclivité organique, l'activité pulmonaire, l'abondance des sécrétions donnent la raison et fixent la mesure de ces modifications de l'état atmosphérique des pièces habitées.
Cette activité va croissant pendant la période du développement; l'intensité de la respiration et des fonctions de sécrétion est l'accompagnement obligé du travail énergique de composition et de décomposition qui se produit dans tout l'organisme à cette époque de la vie.
On consomme de plus en plus d'oxygène, et on rend de plus en plus d'acide carbonique, parce qu'on brûle de plus . en plus du carbone. On s'explique par là ce besoin si urgent d'oxygène que Ton éprouve dans un endroit clos, la rapidité avec laquelle l'acide carbonique vient vicier l'air des salles de travail. Voilà pourquoi il faut de l'air pur sans cesse versé dans ce milieu pour en maintenir la composition et la pureté, afin que la proportion des éléments indispensables à la vie ne tombe jamais au-dessous, et que celle des éléments nuisibles ne s'élève jamais au-dessus du chiffre normal.
L'élément utile, c'est l'oxygène. Les éléments nuisibles, ce sont l'acide carbonique, l'excès de vapeur d'eau et les miasmes.
Nous avons indiqué la source de l'acide carbonique et de la vapeur d'eau.
Dans un espace clos, habité surtout jusqu'à l'encombrement, l'analyse de l'air démontre bientôt la présence d'infosoires, dont le rôle dans la production des maladies septiques n'est plus guère contestable ; les miasmes eita\&\i&
du minisire de l'Instruction publique aux recteurs, 1 er janvier 1874.)
Dans des amphithéâtres où les cours succèdent aux cours du malin au soir, il est absolument indispensable d'établir une ventilation qui permette de renouveler l'air vicié. Ce service est rarement bien assuré. Lorsqu'il a été établi, les orifices d'introduction de l'air sont souvent très-mal disposés, et donnent lieu à des courants chauds ou froids fort désagréables quand l'air arrive par les gradins.
Salle de conférences, d'exercices oratoires (représentations, concerts). — Nous parlerons au Livre II, de l'importance qu'il y a à instituer des exercices oratoires pour les éièves, au point de vue de l'hygiène physique et intellectuelle.
Quel local affeclera-t-on à ce service?
Un simple amphithéâtre bien disposé peut suffire. Là où l'on veut donner à ces exercices une plus grande solennité, où l'on admet l'idée de représentations ou de concerts exécutés par les élèves, la salle doit remplir certaines conditions, elle doit offrir des dimensions qui nécessitent de grandes dépenses.
Aussi est-il rare de trouver une salle spéciale pour cet objet. C'est ainsi, nous en avons vu de très-beaux exemples, que dans certains établissements, la salle affectée aux conférences sert également de gymnase couvert, de salle pour les solennités, les distributions de pri.^ etc.
Rien de plus difficile à combiner que les exigences multiples de ces locaux à plusieurs fins; les uns, ne devant originairement être utilisés que l'été, sont mal clos, et sans moyen de chauffage possible; les autres sont insuffisamment aérés et en contradiction avec toutes les règles d'une bonne hygiène.
Enfin, et pour l'objet spécial que nous avons en vue en ce moment, ils manquent en général des conditions d'acous-
tique nécessaires : d'où une fatigue aussi grande pour ceux qui écoutent que pour celui qui parle.
Le pensionnat des Frères de Passy possède assurément la plus belle salle de Conférences que Ton puisse voir, elle réunit en même temps toutes les conditions que l'hygiène la plus exigeante peut réclamer.
classes de dessin. — La classe de dessin intéresse l'hygiène à différents points de vue. Comment la lumière doitelle y pénétrer pour être aussi favorable que possible au travail, pour être suffisante, pour ne pas amener la fatigue . des yeux, etc.?
Comment* doit-on disposer le mobilier de celte classe (porte-modèles, tables, bancs, s'il y a lieu), pour éviter les altitudes nuisibles au développement de la poitrine, à la circulation; ou à l'intégrité de la vue, etc.?
La lumière de face éblouit les yeux, la lumière qui arrive de côté porte l'ombre de la main, celle qui arrive par derrière porte l'ombre de la tête et du corps sur le papier à dessin.
L'éclairage le meilleur, pour une classe de dessin, est celui qui ne laisse pénétrer la lumière que par en haut.
Au besoin, la lumière sera adoucie et tamisée par des verres dépolis.
Le mobilier de la classe de dessin a aussi son importance au point de vue de l'hygiène.
En général, quelles dispositions a-t-on adoptées? Ici, pas de tables ; là, des tables horizontales obligeant l'élève à une position des plus fatigantes pendant le travail : la poitrine courbée, la tête penchée en avant. Ailleurs, des sièges aussi mal compris. M. le D r Fonssagrives a formulé des conseils qui, bien que destinés aux écoles, rendraient les plus grands services, s'ils étaient mis en pratique dans tous les établissements d'instruction :
« Les tables ordinaires ne sont pas asseï iwdvftfe^ \wok
En dépif de bien des illusions, et après de nombreuses expériences, il faut accepter la conclusion suivante :
Ventilation par appej, ventilation par injection, systèmes dus à tous les savants, machines et appareils de tous les constructeurs, tous ont pour caractère commun d'être dispendieux, d'exiger pour leur fonctionnement régulier une surveillance minutieuse, d'être trop inconstants dans la marche de leur mécanisme toujours compliqué.
Pour toutes ces causes, la ventilation naturelle devra toujours être préférée à la ventilation artificielle. La simple et naïve ouverture des fenêtres, des salles, l'accès de l'air pur, et la sortie de l'air vicié par des ouvertures pratiquées - dans les murs opposés, selon les règles de l'art : voilà la solution vraie, indiscutable, pratique, à laquelle nous ramènent forcément les tâtonnements et les essais rarement applicables de tous les appareils de ventilation artificielle, et la chute de la plupart des illusions qu'on s'était faites sur leur compte.
Et cela s'applique aux classes, éludes, chapelles, réfec- . toires, et même, ainsi qu'on le verra, aux dortoirs, infirmeries, etc.
Cependant, il convient de réserver une place honorable à un mode de ventilation combiné avec le chauffage, qui peut donner et donne déjà de très-bons résultats dans un grand nombre d'écoles et d'établissements d'instruction.
Il consiste essentiellement dans deux ouvertures grillées disposées dans chaque salle sur des murs opposés, l'une près du plancher, l'autre près du plafond : l'une destinée à introduire l'air chaud du calorifère, l'autre destinée à évacuer l'air vicié de lasalle. Dans l'exécution, deux variantes:
Ici, l'on a placé la bouche de chaleur en bas, et l'orifice d'évacuation en haut. Ce système est fondé sur ce que la chaleur tend naturellement à monter, par conséquent à se répandre dans loute l'étendue de la pièce, l'air vicié s'é-
chauffé peu à peu et s'écoule par l'orifice d'évacuation, où l'aspiration est déterminée au moyen d'une gaine pourvue d'une couronne de becs de gaz à son intérieur, ou plus économiquement, traversée par un tuyau de calorifère dont la chaleur détermine un courant ascendant.
D'autres constructeurs placent la bouche de chaleur près du plafond et l'orifice d'évacuation en bas. Ils pensent que la chaleur qui arrive en bas est entraînée trop vite vers les parties supérieures de la pièce, et laisse froides les parties inférieures. Deux thermomètres, placés l'un en haut, l'autre en bas de la salle, accusent manifestement cette différence. Au contraire, arrive-t-elle par le haut de la pièce, la chaleur se distribue mieux, pourvu que l'appel soit suffisant dans la gaine d'évacuation. L'expérience semble avoir confirmé cette manière de voir, dans les grands établissements que j'ai visités, et où les appareils sont ainsi disposés.
En été, la ventilation continue à fonctionner, s'il est nécessaire. Pour remplacer l'action du calorifère, il suffit de chauffer la colonne d'air de la gaine d'évacuation au moyen d'un certain nombre de becs de gaz, ou de mettre à profit la chaleur perdue et toujours considérable des fourneaux de cuisine.
Nous renvoyons pour les détails à l'excellent Traité de chauffage et de ventilation du général Morin *, auquel nous empruntons l'exposé si lumineux du système de ventilation d'été en activité au lycée de Toulon.
Un très-intéressant exemple de ventilation d'été est fourni par les dispositions adoptées par M. Laval, architecte du lycée de Toulon :
« L'établissement se compose d'une cour d'honneur
1. Général Morin, Manuel pratique de chauffage et de ventilation. Hachette, 1868.
le dessin, et il convient que les enfants soient munis d'une planchette, sur laquelle se déploie la feuille de papier à dessin, et qu'ils inclinent à leur gré. Le siège à dessin doit être élevé; rien n'est plus fâcheux, en effet, que ces tabourets bas en usage dans quelques écoles de dessin, sur lesquels les élèves sont accroupis, les cuisses relevées pour fournir un appui à la planche et la poitrine courbée en deux.
» Une classe de dessin bien outillée doit avoir des tables spéciales, et, s'il s'agit de grands élèves, il faut que ces tables soient à la Tronchin et les obligent à dessiner debout. Cette attitude a l'avantage d'apporter une diversion favorable à celle qu'impose la confection des devoirs écrits.
» Cette question des tables de dessin a été soigneusement étudiée en Amérique, et Barnard a reproduit dans son ouvrage (Barnard, On school architecture, p. 362) quelques modèles de tables à dessin qui remplissent trèsbien le but.
» Quelques-unes de ces tables sont fixes, d'autres sont mobiles. Les tables fixes peuvent servir uniquement pour le dessin, ou bien, employées aussi pour écrire, elles se transforment, par un mécanisme simple, en tables à dessin (drawing tables).
y> Un des meilleurs modèles est la table à dessin de Ross (Ross'moveable drawing desk) dont la planche, mobile sur un pied vertical, peut à l'aide d'écrous prendre toutes les hauteurs et toutes les inclinaisons désirables; elle me paraît réaliser, d'une manière élégante et commode, la plus grande somme des convenances hygiéniques, et je voudrais lavoir s'introduire dans toutes les écoles de dessin 1 . »
Si l'on ne peut espérer réaliser partout des améliorations de ce genre et des types aussi perfectionnés, au moins la
es, Dictionnaire de la santé. Delagrave, 1875.]
voie est tracée, l'idéal indiqué; tous les efforts doivent tendre à faire disparaître, dans la mesure du possible, la distance qiy nous en sépare.
Réfectoire* — C'est une partie en général un peu sacrifiée dans les établissements d'instruction publique.
Le temps que Ton y passe est si court, le plaisir que Ton y trouve est si mince, qu'élèves et maîtres semblent se hâter d'en sortir pour la récréation ou le grand air. . Situés en général au rez-de-chaussée, la plupart des réfectoires sont humides, mjil éclairés; beaucoup n'ont de fenêtres que d'un côté et sont, par conséquent, insuffisamment aérés et ventilés.
Aussi n'est-il pas étrange que l'on soit frappé, en en- Irant dans ces réfectoires, d'une impression désagréable, due à un mélange d'humidité et d'odeurs d'aliments, qui n'est pas faite pour provoquer l'appétit.
Le soin, le luxe même que Ton apporte souvent chez d'autres peuples, dans cette partie des établissements scolaires font mieux ressortir encore la nudité et l'aspect peu engageant de la plupart de nos réfectoires classiques.
k Quel contraste entre nos misérables et infects réfectoires, sales et puants, avec ces grandes salles (halls) où . se réunissent tous les élèves d'une université anglaise pour le repas en commun.
> Les fondateurs ont partout reconnu l'importance de ce lieu par la magnificence exceptionnelle de la grande salle qui sert de réfectoire : architecture imposante, voûtes hardies, élégants pendentifs, boiseries sculptées, peintures, vitraux de couleur, armoiries et blasons, tous les ornements sont prodigués pour faire du réfectoire le centre de la société collégiale 1 . »