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Paul Lacroix, Dfa-huitième siècle. Oidot

dépense, devra contenir ces 20 grammes d'azote et ces 300 grammes de carbone. Il s'agira de trouver la combinaison d'aliments capable de fournir ces éléments nécessaires.

Cbez l'enfant ou l'adolescent qui grandit et se développe, il ne suffit plus que le régime compense les pertes et représente la ration d'entretien; il faut encore qu'il pourvoie à l'accroissement et aux besoins de l'activité organique et fonctionnelle.

La dose des aliments respiratoires (aliments, riches en carbone et en matières hydrocarbonées, par exemple : les fécules, les matières grasses et sucrées) et celles des aliments plus particulièrement réparateurs (aliments ayant une composition plus ou moins analogue à celle du sang, contenant surtout de l'azote, par exemple : la chair musculaire, la viande des animaux, la caséine, etc.) doivent être combinées de manière à fournir à tous les besoins de l'organisme, à cette période si active.

Les internats offrent-ils ces conditions nécessaires; leurs règlements assurent-ils cette ration alimentaire que réclament ces jeunes gens qui croissent, travaillent, ont un bon appétit et de bounes dents ?

Dans la vieille Université du xvin e siècle, on y regardait de moins près, et les choses ne semblent pas avoir été réglées avec ce juste souci, non-seulement du bien-être, mais du nécessaire.

De nombreuses plaintes ont été formulées contre la nourriture des élèves à cette époque.

« Les ouvrages du temps sont remplis des réminiscences indignées ou plaisantes contre la détestable nourriture qu'on trouvait au réfectoire, sans parler des jeûnes forcés qu'il fallait subir aux quatre-temps et vigiles. Le pain était dur, sinon moisi ; le vin s'oubliait dans une abondance d'eau ; h vtenào n'était jamais bien cuite, et les* légumes grossiers

KÉGIME ET SASTÉ DES ÉLÈVES. 183

qui l'accompagnaient, haricots et lentilles, nageaient dans une sauce nauséabonde. » 1

Depuis cette époque, l'hygiène est née; bien des réformes ont été faites, soit par l'Etat dans ses lycées et collèges, soit par les particuliers ou les corporations dans les établissements privés.

Mais un progrès surtout s'est produit qui domine de bien haut tout ce qui a été réalisé, et qui nous conduira plus loin dans cette voie : c'est le sentiment universel de l'importance d'une bonne hygiène physique de la jeunesse.

Au point de vue de l'alimentation, je ne prétends pas que tout soit parfait encore dans les établissements de l'Etat; mais ce fut un grand pas et un grand honneur pour l'hygiène que le rapport de Bérard, confirmé par le décret de 1853, décret qui a été la base de bien des améliorations, et dont les dispositions, suivies dans plus d'un internat libre, devraient être adoptées partout.

En ce qui concerne l'alimentation dans les lycées de France, un arrêté du ministre de l'instruction publique du 1 er septembre 1853, dispose :

« Art. 1 er . Le poids delà viande cuite, désossée et parée, délivrée à chaque élève est réglé ainsi qu'il suit :

Pour les grands 70 grammes par tête et par repas.

Pour les moyens 00 grammes —

Pour les petits 50 grammes —

» Lorsque le repjis se composera de deux plats de viande, les deux parts devront peser un tiers en sus du poids ci-dessus fixé.

y> Les parts des maîtres nourris dans rétablissement seront de 100 grammes par tète et par repas.

» Quelques minutes avant l'heure des repas,tantôtle matin,

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