Circulaire du 14 avril
Il pouvait en être ainsi, à une époque où l'hygiène n'était encore représentée que par quelques vagues préceptes, où les exigences de la propreté, et quelques recommandations banales pour le bien-être général des élèves constituaient à peu près toutes les précautions relatives à l'hygiène des élablissements scolaires.
Tout le monde est d'accord aujourd'hui pour reconnaître que l'hygiène des internats n'est pas unç étude si sommaire.
Elle l'est moins encore aujourd'hui qu'à l'époque où étaient publiées les observations de M. Vernois, sur le choix des inspecteurs auxquels on confie cette mission :
« Croirait-on, disait en 18G7 M. le docteur Vernois, dans la lettre à M. le ministre de l'Instruction publique, qui précède son savant Rapport sur l'hygiène des Lycées, croirait-on que, jusqu'à ce jour, tant de sujets intéressant la santé des élèves n'ont été contrôlés que par des inspecteurs généraux, très-distingués dans leur spécialité, mais tout à fait étrangers aux sciences médicales; que des rapports sur des épidémies, sur des fièvres typhoïdes, etc.. ont été faits par des professeurs de mathématiques, de grec, de latin; que tel inspecteur prescrivait une année l'usage du gaz dans les classes, par exemple, et que, l'année suivante, un nouvel inspecteur le défendait, et ainsi de suite? »
Il 'est inutile d'insister, surtout après qu'un ministre de l'Instruction publique a jugé bon de faire faire l'inspection d'hygiène des lycées par les médecins de l'armée.
La question de compétence a été par là indirectement posée et résolue par l'autorité elle-même.
Les raisons ne lui manquaient pas sans doute à celte époque.
Eh bien ! est-ce que l'hygiène a depuis lors perdu du terrain? Est-ce qu'elle a moins d'importance. aujourd'hui? Loin de Jà J II y a lieu d'éY&T§\T <ta ^\vs& s*v ^\us la oart faite
à celle science. Les services rendus par l'hygiène montrent chaque jour davantage ce que l'on peut attendre dej'influence des moyens scientifiques qu'elle met à notre disposilion, pour prévenir les maladies et pour fortifier les organismes.
Le sentiment public est d'accord avec la science pour poursuivre ce progrès qui consiste à demander moins à Fart de guérir, à«condilion d'accorder davantage aux mesures destinées à restreindre les occasions et les chauces de maladies.
Si nous avons réclamé avec instance l'organisation partout d'un service médical régulier, même pour les écoles communales, ce n'était pas qu'il y eût beaucoup de malades à soigner, dans cette population d'élèves externes, qui ne fréquente l'école que 5 ou G heures par jour. Mais nous avions l'espoir d'obtenir, grâce aux lumières des médecins appelés à visiter ces établissements, une hygiène meilleure, des conditions de salubrité plus parfaites, et par là, de rendre les maladies plus rares encore dans l'école; enfin, de préparer peuir l'avenir une génération plus valide et plus robuste.
On a pu voir déjà par cette première partie de notre étude sur Y hygiène des internats, combien la question grandit dans les nouvelles conditions où est placé l'élève, quelles diifîcultés nombreuses, spéciales, naissent de la situation matérielle qui lui est faite dans ce nouveau milieu.
L'hygiène a ici une mission plus complexe, qui s'étend à toutes les heures et à tous les actes de la vie de l'élève.
Milieu utile souvent, et même, dans bien des cas, et pour longtemps encore, milieu nécessaire, l'internat n'en reste pas moins, — celte étude l'a prouvé, — une institution qui exige une active et compétente surveillance, en raison des graves intérêts que l'internat pourrait compromettes *XA*a» responsabilités qu'il fait naître.
Il pouvait en être ainsi, à une époque où l'hygiène n'était encore représentée que par quelques vagues préceptes, où les exigences de la propreté, et quelques recommandations banales pour le bien-être général des élèves constituaient à peu près toutes les précautions relatives à l'hygiène des élablissements scolaires.
Tout le monde est d'accord aujourd'hui pour reconnaître que l'hygiène des internats n'est pas unç étude si sommaire.
Elle l'est moins encore aujourd'hui qu'à l'époque où étaient publiées les observations de M. Vernois, sur le choix des inspecteurs auxquels on confie cette mission :
« Croirait-on, disait en 1867 M. le docteur Vernois, dans la lettre à M. le ministre de l'Instruction publique, qui précède son savant Rapport sur l'hygiène des Lycées, croirait-on que, jusqu'à ce jour, tant de sujets intéressant la santé des élèves n'ont été contrôlés que par des inspecteurs généraux, très-distingués dans leur spécialité, mais tout à fait étrangers aux sciences médicales; que des rapports sur des épidémies, sur des fièvres typhoïdes, etc.. ont été faits par des professeurs de mathématiques, de grec, de latin; que tel inspecteur prescrivait une année l'usage du gaz dans les classes, par exemple, et que, l'année suivante, un nouvel inspecteur le défendait, et ainsi de suite? »
Il 'est inutile d'insisler, surtout après qu'un ministre de l'Instruction publique a jugé bon de faire faire l'inspection d'hygiène des lycées par les médecins de l'armée.
La question de compétence a été par là indirectement posée et résolue par l'autorité elle-même.
Les raisons ne lui manquaient pas sans doute à celte époque.
Eh bien ! est-ce que l'hygiène a depuis lors perdu du terrain? Est-ce qu'elle a moins d'importance aujourd'hui? Loin de là ! Il y a lieu d'èlat^vt àfc \>\ws> **v ^\\j& \a. ^art faite
à celte science. Les services rendus par l'hygiène montrent chaque jour davantage ce que l'on peut attendre de J'influence des moyens scientifiques qu'elle met à notre disposilion, pour prévenir les maladies et pour fortifier les organismes.
Le sentiment public est d'accord avec la science pour poursuivie ce progrès qui consiste à demander moins à l'art de guérir, à«condition d'accorder davantage aux mesures destinées à restreindre les occasions et les chances de maladies.
Si nous avons réclamé avec instance l'organisation partout d'un service médical régulier, même pour les écoles communales, ce n'était pas qu'il y eût beaucoup de malades à soigner, dans celte population d'élèves externes, qui ne fréquente l'école que 5 ou 6 heures par jour. Mais nous avions l'espoir d'obtenir, grâce aux lumières des médecins appelés à visiter ces établissements, une hygiène meilleure, des conditions de salubrité plus parfaites, et par là, de rendre les maladies plus rares encore dans l'école; enfin, de préparer pour l'avenir une génération plus valide et plus robuste.
On a pu voir déjà par celte première partie de notre étude sur Y hygiène des internats, combien la question grandit dans les nouvelles conditions où est placé l'élève, quelles diificultés nombreuses, spéciales, naissent de la situation matérielle qui lui est faite dans ce nouveau milieu.
L'hygiène a ici une mission plus complexe, qui s'étend à toutes les heures et à tous les actes de la vie de l'élève.
Milieu utile souvent, et même, dans bien des cas, et pour longtemps encore, milieu nécessaire, l'internat n'en reste pas moins, — cette étude l'a prouvé, — une institution qui exige une active et compétente surveillance, en raison des graves intérêts que l'internat pourrait comorouv^te^, ^V^fcs» responsabilités qu'il fait naître.
S'il faut lutter contre la routine, il ne faut pas rompre avec de vieux usages, qu'autant que Ton peut faire plus, que Ton peut faire mieux.
Ce sont des questions qu'il importe d'étudier dans l'ensemble comme dans les détails.
Eh bien, si l'on veut résolument entrer dans une voie d'améliorations nécessaires et de progrès sans mécompte, eh ce qui touche l'hygiène des internats, il faut faire pour ces établissements ce que l'on a reconnu depuis longtemps indispensable pour tant d'autres services; il faut, comme disent nos voisins, mettre the right mon in the right place, et renoncer à la prétention, condamnée par les faits, d'abandonner, dans nos internats, la surveillance de la salubrité, de la santé, à des vocations improvisées, en un mot, d'y faire des inspections de salubrité, de médecine prévenventive, sans médecins; d'y faire des inspections d'hygiène, sans hygiénistes !