Duruy, Discours, 15 octobre
loisir le s'oublier longtemps à la suile de Platon et d'Horace.
» Entre les 44000 élèves classiques des lycées et collèges, et les 5 millions d'enfants reçus dans les écoles primaires, il y a un abîme qu'un petit nombre, doués de facultés exceptionnelles, parviennent seuls à franchir. Sur cet abîme, il faut jeter un pont : l'enseignement spécial nous en donnera le moyen. »
Il ne nous appartient pas d'apprécier le mérite du nouvel enseignement qui a pris place et se développa tous les jours à côté de renseignement classique. Mais il est évident qu'il offre au moins un moyen d'échapper aux inconvénients indiscutables des études réduites à un mode uniforme.
Des voies nouvelles sont ouvertes aux élèves, et vont prévenir l'encombrement par tous des mêmes carrières. Tous les efforts n'auront plus lieu sur le même point. Il y a désormais pour la jeunesse des directions variées, des travaux de divers ordres; pour les intelligences, des cultures plus ou moins complètes et profondes, répondant à la variété des besoins, des aptitudes et des forces.